Prévention du dopage – Points de vigilance

Les médicaments

Ne jamais consommer un médicament avant de s’être assuré de son statut.

Le site de l’Agence Française de Lute Antidopage (AFLD : www.afld.fr) offre un moteur de recherche permettant de vérifier le statut d’un médicament. Il suffit de rentrer le nom du médicament ou de son générique.

Ne pas se fier aux notices papier

Même s’il est indiqué le statut d’un médicament concernant le sport (exemple : « cette spécialité contient un principe actif pouvant induire à une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage »), la liste des substances interdites étant actualisée chaque année, il se peut que la notice papier ne soit pas à jour.

Etre vigilant en cas d’automédication et se méfier des médicaments en vente libre

Certains médicaments qui nous semblent anodins, comme par exemple les médicaments contre le rhume, peuvent induire à une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage (en l’occurrence ici en raison de la présence de pseudoéphédrine (ACTIFED, DOLIRHUME, HUMEX RHUME, …).

Eviter les médicaments à la codéine

Cette substance peut être en partie métabolisée en morphine dans le corps humain, qui elle est interdite.

Ne pas passer commande sur Internet et éviter les fournisseurs inconnus

Refuser tout médicament dont l’origine est inconnue et se méfier des médicaments étrangers. Préférer acheter les médicaments en pharmacie et ne pas hésiter à demander conseil à son pharmacien.

Faire attention aux huiles de massage.

Certaines huiles, extraits ou autre produit à base de CBD peuvent contenir des cannabinoïdes, qui eux sont interdits.

Les compléments alimentaires

La prise de compléments alimentaires n’est pas toujours indispensable à une bonne santé et à la performance. Ces produits ne sont pas anodins et nombreux d’entre eux présentent des effets secondaires.

De plus, certains compléments alimentaires contiennent des substances interdites sans que cela ne soit spécifié sur l’emballage.
Certaines listes d’ingrédients sont incomplètes et certains produits sont concernés par des contaminations croisées (ils sont en contact et se retrouvent mélangés à des substances interdites dans les ateliers de fabrication).

Attention, même des produits 100% naturels, bio, ou à base de plantes peuvent contenir des substances interdites.

Certains fabricants utilisent les termes « certifié » ou « testé » mais l’AMA NE CERTIFIE AUCUN COMPLEMENT ALIMENTAIRE.

La norme AFNOR NF V94-001 atteste d’un engagement des industriels à fournir des produits conformes aux règles antidopage. Cependant ce n’est pas une norme de certification et n’est donc pas fiable à 100%.

Dans tous les cas, là encore, ne pas passer commande sur Internet et éviter les fournisseurs inconnus.

Les Autorisations à Usage Thérapeutique (AUT)

« Les sportifs souffrant d’un état pathologique avéré nécessitant l’usage d’une substance ou d’une méthode interdite doivent d’abord obtenir une AUT ». Article 4.1 du code mondial antidopage

Pour qui ?

  • Obligatoire pour tout sportif de niveau national
  • Aucune AUT à effet rétroactif (sauf cas exceptionnels)
  • Non obligatoire pour tout sportif de niveau infranational
  • Effet rétroactif sans condition

Comment la remplir ?

Le document est disponible sur le site de l’AFLD. Il est à remplir par le sportif ou son représentant ET le médecin et à renvoyer à l’AFLD, daté, signé, et accompagné d’un chèque de 30 euros, en lettre recommandée avec accusé de réception.

Quand faire la demande ?

Au moins 30 jours avant la compétition.