Thomas Dietsch a signé sa dernière grande performance de vététiste, le week-end dernier à Ornans, dans le cadre des championnats de France de VTT Marathon 2014. Le pilote Bulls a achevé sa carrière en haut de l’affiche avec un huitième titre de champion de France, « marqué » sur son palmarès. Toutefois, pour faire durer un peu plus le plaisir, il rallonge d’une semaine, histoire de fêter en quelque sorte son « jubilé » dans le cadre de la trentième édition du Roc d’Azur, à Fréjus. « On peut dire cela comme cela, déclare-t-il auprès de ffc.fr, cela me fait plaisir d’être avec l’équipe, de rouler avec le team, de retrouver tout le monde »
Une dernière (fois) avant de changer de vie, mais avant cela, l’Alsacien a décidé de tourner, en notre compagnie, les grandes pages de sa carrière. « L’un de mes plus grands souvenirs cela restera mon titre de champion de France de cross-country Olympique en 2000, à Pra-Loup, c’était un inattendu, après j’ai vécu de nombreux autres moments aussi denses comme le sport engendré, il y a eu ma victoire au Roc d’Azur (tiens, tiens !!), mes huit titres de champion de France cela restera de superbes moments. » Plus deux médailles mondiales en VTT marathon. « L’un des plus durs instants de ma carrière, poursuit-il, ce fut les championnats du Monde marathon en 2003. Le premier de l’histoire, j’étais en tête de cette compétition, rappelle-t-il, j’avais deux minutes d’avance, mais je crève à trois kilomètres de l’arrivée. J’ai perdu l’or. C’est Frischeknecht et Brentjens qui font un et deux. C’était donc une épreuve très relevée, mais en revanche je n’ai pas regrets, car j’ai tout donné ce jour-là. C’est comme cela je n’ai jamais été sacré champion du Monde au cours de ma carrière, il faut l’accepter. »
Dans cette phrase prononcée perce toute la droiture du bonhomme qui n’a jamais triché ni avec lui même, ni avec les autres. « Ma grande fierté, annonce-t-il, c’est d’avoir toujours été réglo. Il faut dire aussi que j’ai eu toujours eu droit au bon conseil pour rester dans le bon chemin, je n’ai jamais triché, j’ai été juste, fair-play. Rouler à l’eau est une évidence pour moi, je viens d’une famille qui n’est pas cycliste et pour mes proches il aurait été incongru de prendre des substances médicamenteuses pour bonifier des performances, aller chercher des produits interdits, tricher, pour essayer de gagner des courses. »Une droiture qui est son image dans le milieu et qui restera tel quel même quand les photos commenceront à devenir sépias, et que le sportif aura laissé place à Monsieur « tout le monde ». « J’ai des projets d’avenir, conclut-il. Il faut que je trouve l’envie d’aller au boulot avec la même que j’avais pour me rendre à l’entraînement, trouver le job, la bonne voie dans laquelle je vais m’éclater. » Alors, bonne chance, Monsieur Dietsch….

Hervé Bombrun