MAX-MAROTTE17_1Quelle journée !

Une de plus où la chance n’a pas voulu tourner en la faveur de l’Équipe de France.

« C’était pas l’année des cyclistes, de la FFC sur cette Olympiade, » expliquait Maxime Marotte, 4e au pied du podium, comme Julian Alaphilippe en ouverture de cette Olympiade à Copacabana pour la route.

« Je suis triste pour le staff de l’équipe de France qui a été aux petits soins pour moi, pour mon équipe et moi aussi bien entendu, car je termine à la plus mauvaise place sur ces Jeux. Mais j’ai tout donné, et mon adversaire m’était supérieur physiquement. J’ai eu du mal à cliquer ma pédale au départ, ce qui explique qu’après j’ai du faire de gros efforts pour revenir en tête.

 » Une épreuve qui a été remportée par le Suisse Nino Schurter devant le Champion Olympique de 2012, le Tchèque Jaroslav Kulhavy et l’Espagnol Coloma, lequel a distillé des signes de confiance à son staff à l’amorce du dernier tour, et s’est signé sur la ligne. Comme si tous les Dieux étaient contre nous sur cette épreuve Brésilienne, durant toute la quinzaine. Et pourtant tout avait bien débuté, avec un super départ de la part de Victor Koretzky qui était dans la roue de Schurter, Kulhavy et Sagan qui a fait illusion durant quelques minutes.

« Mais je crève dans une descente en tapant une pierre, le pire c’est que cela a été une crevaison rapide, j’ai été à plat de suite. J’ai du faire de gros efforts jusqu’à la zone technique. Je fais ensuite une belle remontée, mais je reste déçu car personne de l’Équipe de France n’est sur le podium. Je n’ai pas de mots pour expliquer les sentiments que je ressens. C’est terrible, même si je me classe 10e. C’est dur, difficile. » Comme l’a été la journée de Julie Absalon, 8e et qui rêvait de beaucoup mieux.

« J’ai pris un mauvais départ, et après impossible de revenir. Je n’avais pas les jambes. J’ai souffert comme jamais, mais je ne voulais pas lâcher car ce sont les Jeux. J’ai tout donné, et c’était plus difficile que d’être devant. J’étais super bien vendredi et samedi, mais comme je n’ai que cinq pour cents de masse grasse je sais aussi que je suis sur le fil du rasoir. Je ne me suis pas trop enflammé aux entraînements, mais bon… Je suis moins déçu qu’à Londres, et on va dire que mon bilan sur quatre Olympiades disputées est de 50% de réussite. Je tiens en tout cas à remercier l’Équipe de France, la FFC qui nous a mis dans de superbes conditions pour ces Jeux de Rio ». Toujours la grande classe, Julien Absalon.

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon – Plus de photos