Frustration et déception sont les deux premiers mots qui viennent à l’esprit de Yvan Clolus, entraîneur national de VTT cross-country la FFC.

 

« On avait en effet réussi à maîtriser le parcours. Il n’y avait qu’une seule stratégie à adopter c’était de pouvoir partir vite afin d’accompagner les groupes qui partaient. Le seul qui a pu finalement tirer son épingle du jeu c’est Maxime Marotte. Il est parvenu à partir devant avec les tous les meilleurs, mais l’a payé un peu en faisant l’accordéon et n’a pas pu recoller au trio de tête. Mais devant cela roulait vite, et Maxime le reconnaît ils étaient un petit cran au-dessus. Derrière, finalement, seul Julien a réussi à remonter de groupes et groupes. Les jambes étaient là, mais tout départ moyen, je le répète sur ce parcours, était rédhibitoire. Stéphane Tempier est le plus mal parti, c’était compliqué pour lui, dommage au sortir de cet enchaînement estival dont il nous a gratifié. Il se sentait bien mais le parcours n’était pas pour lui aujourd’hui. Jordan on sent que c’est la fin de saison, et en plus il casse sa selle. Victor lui est parti de loin, il ne fait pas une mauvaise course. Il était important qu’il soit présent cette année sur le Mondial. Titouan, lui, était malade, sans sensation et il n’a pas pu peser et s’exprimer. On ne peut gommer en tout cas la très grosse saison des pilotes français même si cela ne s’est pas soldé aujourd’hui, on aurait aimé une médaille et un titre, mais bon nous disposons d’une équipe à la fois expérimentée et jeune. Il faut maintenant tirer les enseignements de ce résultat, un Championnat du Monde début septembre c’est tard dans l’année, et il y avait quelque part aussi une « prime » à la fraîcheur sur cette épreuve avec Kulhavy et Litscher que l’on a peut vu, et qui ont donné du fil à retordre à Schurter. »

 

 

Hervé Bombrun