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Jordan Sarrou
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

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Pauline Ferrand-Prévot
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

La cohésion d’une équipe se mesure… sur le terrain, mais aussi sur un podium !

 

Et lorsque la « Marseillaise » a sonné sur les hauteurs de Vallnord, station Andorrane, perchée à plus de 2000 mètres, les quatre pilotes de l’Équipe de France, avaient encore du souffle pour chanter. Et fort ! Des retrouvailles pour Jordan Sarrou, qui a avait toutefois changé de poste sur ce relais mondial 2015, avec une deuxième position inédite pour lui.

 

« C’était nouveau, mais au final je ne m’en suis pas si mal sorti, expliquait à France Cyclisme, le pilote BH-Suntour-KMC. J’avais un peu mal à ventiler à cause de l’altitude, surtout sur la deuxième partie de circuit, mais je suis resté concentré. J’ai veillé à rester lucide, propre. Cela fait plaisir de conserver ce maillot de champion du Monde une saison de plus, surtout que cette saison je n’en suis qu’à ma première année chez les élite. »

 

Viktor Koretzky
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

Un maillot qui reste aussi la « propriété » de Pauline Ferrand-Prévot qui s’est fait de belles frayeurs à l’échauffement, et par effet ricochet en a donné au staff des bleus. « Je ne m’attendais pas à tomber dans cette partie du circuit, indiquait la sociétaire de Rabo Liv. C’est un endroit où l’on passait assez vite, une prairie, et malheureusement, je suis tombée sur une pierre qui m’a ouvert le bas du menton. Cela m’a coupé le souffle, et a aussi abîmé mon vélo. Il a fallu que les mécaniciens de l’Équipe de France le remettent en état très vite. Moi, de toute manière, je ne me suis pas posée de questions. Je voulais courir, je ne voulais pas laisser tomber l’équipe. On a bien géré ce qui m’est arrivée, le staff de l’Équipe de France a été parfait.

 

L’altitude en course ? Cela ne m’a pas dérangé, on avait effectué un stage avec l’équipe de France, en Maurienne avant ce championnat du Monde. J’avais fait des intensités là-bas, à plus de 2300 mètres. J’ai pris du plaisir à courir ici, je voulais faire le relais car cela permet de faire un tour de circuit en condition course, de voir, observer. »

 

Aller vite, mais sur un tour, c’était aussi le devoir de Viktor Koretzky, désigné comme « ouvreur » pour l’Équipe de France. « Je pense que Yvon et Yvan sont satisfaits de moi, indiquait-il. Je devais lancer l’équipe, la mettre sur de bons rails. Je suis à la fin du 1er tour tout prêt des Suisses, 5 secondes, et au contact des Italiens. C’est mon deuxième titre en relais après celui que j’avais obtenu, alors que j’étais juniors, à Champéry. Ce maillot récompense une très belle équipe, homogène. C’est vraiment le top. »

 

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Antoine Philipp
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

Un toit du monde que Antoine Philipp, Véloroc BMC, a découvert avec des yeux tout ronds. « J’avais de la pression avec cette position de dernier relayeur. Je ne réalise bien évidemment pas encore ce qui m’arrive ! C’est juste énorme. Ce maillot représente beaucoup, je pense que c’est le rêve de tout coureur qui pratique le sport cycliste en compétition. Je suis vraiment content ».

 

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Crédit photo FFC – Patrick Pichon

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Hervé Bombrun