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Axel Zingle
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

De vrais hommes de boue !

 

Crottés, frigorifiés les pilotes juniors de l’Équipe de France sont rentrés un par un au stand de la FFC, tous tétanisés par le froid et la pluie. Sixième, et premier en ordre d’apparition, Antoine Philipp a pris quelques temps pour enlever la couche de terre qu’il avait sur les jambes, avant d’analyser à chaud sa course.

 

« Je suis tombé, disait-il, au premier tour dans un virage sur la partie en herbe du parcours. J’ai glissé en fait deux fois d’affilée, après je me suis arrêté dix secondes afin de dégonfler mes pneumatiques. J’ai enlevé un peu de pression, cela allait mieux, mais je ne suis pas réellement parvenu à me remettre dedans. Je n’étais pas top en terme de sensations au niveau des jambes. J’aime ce type de conditions d’habitude, mais malheureusement cela n’a pas été le cas aujourd’hui. Cela ne m’a pas réussi. »

 

Pour Axel Zingle, ce mondial était son baptême du feu… enfin plutôt de hallebardes, pour être précis, et nul doute que ce juniors première année, 27e à l’arrivée, s’en souviendra. « Je ne voyais plus rien lorsque la brume s’est levée, avec la condensation de la pluie dans mes lunettes de vue ! C’était terrible, j’ai failli me mettre une belle « boîte ». J’étais loin sur la grille, et j’ai fait un gros départ pour essayer de remonter le plus possible, et ensuite j’ai géré afin de ne pas craquer en fin de course. »

 

Livrer une belle course, avoir une référence sur le plan international telle était l’ambition de Thibault Daniel.

 

« Je n’avais pas trop brillé au niveau Européen tout au long de l’année, ce qui explique mon placement assez lointain sur la ligne. J’ai effectué de fait un gros effort sur le premier tour dans le but de me replacer, et je l’ai payé par la suite. Ce n’est qu’au 4e et 5e passage que j’ai retrouvé de bonnes sensations. J’étais alors aux alentours de la 20e place, et je suis remonté 12e. J’ai payé cash mes efforts du 1er tour pour revenir devant, en fait. » Ne jamais lâcher, malgré les conditions météos dantesques a été le mot d’ordre dans les rangs tricolores. « Je pataugeais dans mes chaussures tellement il a plu, indiquait pour sa part, Simon Gourc. Sinon questions sensations j’étais plutôt, j’ai essayé de partir vite et ensuite de garder ma place, et au fil des passages je me suis senti de mieux en mieux. Ce qui m’a bloqué c’est une chute survenue au quatrième passage, laquelle m’a empêché de faire une nouvelle remontée dans le classement ».

 

 

 

 

Hervé Bombrun