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Margot Moschetti
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

Les larmes de joie ont cédé place à celle de la déception !

 

Les années se suivent mais ne ressemblent malheureusement pas pour Margot Moschetti, princesse d’argent de la course Espoirs dames l’an passé en Norvège, et cette année… reléguée loin trop loin des ambitions qu’elle pouvait nourrir au départ de ce mondial 2015, à Vallnord. Un départ raté, et tous les rêves de la Monégasque se sont envolés.

 

Disputés sous des conditions atmosphériques quasi hivernales (pluie glaciale, brouillard épais), le tout conjugué à 2000 mètres d’altitude, le champion du Monde Espoirs dames, a été une course difficile, comme en a attesté, Perrine Clauzel. «Ce n’était pas facile, les conditions étaient difficiles, indiquait à France Cyclisme, la pilote du team BH-Suntour-KMC. Il fallait faire preuve d’une grande vigilance, ne pas glisser dans les descentes, trouver les bons appuis. Cela allait pour moi au niveau technique, j’allais vite, mais physiquement c’était plus dur. J’ai réussi néanmoins à trouver un bon rythme et à le garder sauf dans un endroit du circuit, une bosse que l’on reprenait de zéro au pied d’une descente. Je me classe onzième, aux portes du top 10. Je visais un top 5 initialement, j’en suis éloignée en place mais pas tant que cela en temps, en fait. Je me suis accrochée dans le dernier tour pour essayer de revenir sur les quatre concurrentes qui me précédaient. Mais je n’ai pas pu les doubler dans les petites montées du parcours. Je n’arrivais pas trop à relancer, c’est dommage. J’ai en tout les cas beaucoup appris de ce mondial. Je sais ce que je dois travailler pour Nové Mesto l’an prochain, un tracé que j’aime et qui me convient bien. Il me reste encore une belle saison Espoirs devant moi, et j’ai déjà les yeux et l’esprit tournés vers 2016. »

 

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Estelle Bourdot
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

Un horizon… internationale que Estelle Boudot sait qu’elle aura beaucoup de mal à atteindre, elle qui sera dans sa première saison élite l’an prochain. « C’était mon 1er et dernier mondial chez les Espoirs, mentionnait-elle auprès de France Cyclisme. C’était dur d’avancer ici, avec la boue, cela glissait pas mal. Il fallait être propre techniquement, ne pas aller à la faute. J’ai lissé mon effort durant ce mondial, et quand je me suis retrouvée en quatorzième position, j’ai conservé ma place tout au long de ce qui restait de course à couvrir. Je n’ai pas pu doubler d’autres concurrentes par manque de jus, un peu. Mais cela reste une belle 1ère expérience. L’an prochain sera pour moi une saison de transition chez les élite dames, avec pour objectif principal d’acquérir de l’expérience ».

 

 

Hervé Bombrun