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Pauline Ferrand-Prévot
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

« Merci, merci pour tout », a glissé ces deux phrases sitôt sa course terminée, à Vincent Jacquet, le DTN de la Fédération Française de Cyclisme.

 

Pauline Ferrand-Prévot est une gagneuse, une fille d’une dimension exceptionnelle, mais c’est aussi une jeune femme qui a de la mémoire, et reçue une éducation parfaite de la part de ses parents, qui se fabriquent de beaux-souvenirs de grands-parents, à raconter aux futurs enfants de leur fille, depuis Ponferrada.

 

Il y a en effet un peu plus de onze mois que la jeune Champenoise à ouvert son « champ », sans jeu de mots, arc-en-ciel, suite à un sprint fulgurant. Elle surfe depuis sur la lancée, avec une nouvelle tunique irisée en cyclo-cross… et une collection enrichie d’une troisième unité cet après-midi, sous le soleil retrouvé d’Andorre.

 

Partie en troisième ligne, la Champenoise a très vite pris la mesure de ses adversaires, en étant la seule concurrente à passer les bosses à vélo alors que toutes les autres mettaient pied à terre pour franchir ces obstacles placés à plus de 2000 mètres d’altitude.

 

Son exploit est historique car ce qu’elle réalise en l’espace d’une saison personne ne l’avait fait avant elle. Jolanda Neff était désignée comme son adversaire principal, mais la Suisse a explosé en vol au terme du premier passage. Adieu la lauréate des 1ers Jeux Européens de Bakou ! « Ce que je ressens, je ne sais pas, mais alors pas du tout. Je ne réalise pas, une fois encore. Une fois de plus, disait Pauline. C’était très dur ici avec l’altitude, les longues bosses. Je veux vraiment remercier le staff français, la Fédération Française de Cyclisme pour tout ce qu’il a fait pour moi. C’est énorme la confiance qu’ils ont placé en moi ». Cela va de Sam Roces, Jacky Maillot, qui l’ont aidé à soigner cette sciatique qui l’a contrainte à déclarer forfait aux Jeux Européen de Baku, à Yvan Clolus et Yvon Vauchez, et bien entendu au sommet de la pyramide de la DTN, Vincent Jacquet et Emmanuel Brunet, manager des Équipes de France.

 

« Je suis fier, fier de vous les gars », lançait d’ailleurs en guise de remerciements à ses troupes le DTN.

 

« C’était vraiment dur, insistait Pauline, et sur la fin ce qui m’a poussé à me sublimer, à repousser la douleur se sont tous les supporters français présents, qui m’ont encouragé. Donné des ailes pour aller chercher ce troisième maillot de championne du Monde en individuelle

 

(NDLR : car n’oublions pas que cette semaine, elle a aussi récolté cette magnifique étoffe en relais). Le public m’a vraiment aidé à me battre jusqu’au bout ». Pour aller chercher cette victoire qui lui permet de marquer des points stratégiques et psychologiques vis-à-vis de ses adversaires directes à moins d’un an des Jeux de Rio.

 

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Crédit photo FFC – Patrick Pichon