VTT – Championnats de France – Plouec l’Hermitage – Espoirs hommes – Neilo Perrin-Ganier

VTT – Championnats de France – Plouec l’Hermitage – Espoirs hommes – Neilo Perrin-Ganier

Gueules de guerriers, gueules noires, les pilotes qui disputent les Championnats de France de VTT à Ploeuc l’Hermitage ont tous le visage ainsi coloré. Une teinture à laquelle est souvent associé un rictus de douleur. Organisé sur un site non montagneux, en plein cœur des Côtes d’Armor, ce Championnat de France 2017 de cross-country et de trial, est une vraie et franche réussite tant sur le plan sportif que populaire.

 

Si le dénivelé de la montagne n’est pas au rendez-vous, la course n’en est pas moins difficile, âpre à aller chercher, dompter même. Raphaël Gay en sait quelque chose. « J’ai lâché à mi-course, expliquait-il. Le circuit ici est très dur, ce n’est pas la poussière qui est le plus difficile à gérer, mais davantage les bosses qui reviennent très vite. » Un enchaînement qui use la plupart des concurrents. Il faut donc être fort, très fort pour viser le titre national ici, à Ploeuc l’Hermitage, comme l’a été durant toute la course Espoirs hommes, Neilo Perrin-Ganier, le frère de Titouan, sacré champion de France Élite hommes de XCE vendredi soir. « Le Championnat de France est une course que je n’étais jamais parvenu à dompter jusque-là », commentait le pilote du Team Massi, lequel présentait avant le rendez-vous Breton comme meilleure performance, 4e place obtenue en cadets. « Je suis resté calme, sur cette course, car je savais que c’était la bonne tactique à adopter. J’ai jaugé mes adversaires. Je voulais attaquer dans la dernière bosse, mais Maxime est tombé avant dans la descente. Alors, j’ai foncé sans plus me poser de questions. C’est un parcours sur lequel il ne faut pas s’enflammer, jamais. Quand on est en passe de gagner, il faut savourer son succès uniquement quand on amorce la dernière ligne droite ».

 

Hervé Bombrun

crédit photo FFC Patrick Pichon

 

 

Hugo Briatta

 

« Je n’en reviens pas, c’est incroyable ! J’ai pris un bon départ, mais il y a un accrochage devant moi. Je repars loin, et j’ai cru que cela avait ruiné mes espoirs de podium. Mais je ne me suis pas affolé, j’ai remonté les concurrents les uns après les autres. J’ai vraiment géré mes efforts, et au fil des tours cela s’écrémait. Faire 2e c’est finalement incroyable »

 

Maxime Loret

« On a fait une belle course, cela fait du beaucoup de bien au moral pour la suite de la saison ».