VTT – Championnats de France – Plouec l’Hermitage – Élite hommes – Maxime Marotte

VTT – Championnats de France – Plouec l’Hermitage – Élite hommes – Maxime Marotte

Quelle réussite ce Championnat de France de VTT en Bretagne, sur les terres de Plouec l’Hermitage avec un public nombreux et enthousiaste. La course élite qui concluait le Championnat de France a été une lutte belle et âpre de laquelle est sorti vainqueur Maxime Marotte (Cannondale) qui a fait fondre en larmes son entraîneur à l’arrivée, Philippe Chanteau.

 

Ce titre a-t-il valeur de Graal, Maxime ?

On peut le dire en effet. Je cours après depuis 2010, et je ne sais plus combien de places d’honneur j’ai à mon actif ! J’ai raté qu’une seule fois le podium en six saisons, je crois ! Ce titre me tenait à cœur, et je ne voulais pas passer à côté. On était nombreux à le vouloir, mais mon souhait bien sûr c’était qu’il me revienne. J’étais un peu stressé ces derniers jours car j’avais été désigné comme favori, mais quand on voit ce que Titouan, Stéphane ou Jordan ont fait la semaine dernière en Coupe du Monde à Lezenrheide rien n’était gagné…

 

La course a été tactique ?

Oui, mais paradoxalement c’est parti super vite. Je ne pensais pas que cela partirait sur des bases si élevées, et finalement tout le monde s’est rapidement retrouvé au rupteur. Les trois hommes forts se sont détaché rapidement, et après s’est installé du bluff, un peu de choix tactiques, des erreurs de ma part. Titouan techniquement était très fort, c’est l’un des meilleurs actuellement. Il est propre, rapide. Il a tout. Il était très à l’aise dans les montées courtes, et moi j’étais un peu mieux dans l’enchaînement des deux bosses. Mais on a fait une super course.

 

Tu as voulu éviter le sprint ?

Oui, car je sais que Titouan est rapide, et surtout, je sentais que je pouvais y aller. J’ai bien fait. Je n’aime pas trop généralement attendre le sprint. Le circuit en plus a vraiment changé. J’ai fait un tour à l’entraînement justement afin de voir comment le parcours avait évolué. J’ai bien fait car j’ai vu certains pilotes ont été surpris, alors que moi j’ai pu effectuer un premier tour très propre. Je n’ai jamais connu un circuit qui se dégradait de la sorte.

 

Peux-tu nous expliquer ta tactique sur le dernier tour ?

Il ne fallait pas que Tatouant passe devant, avant d’attaquer les deux belles bosses. Là, je me suis dit : « il faut imprimer un rythme du tonerre, cela va finir par sauter ». C’est ce qui est arrivé.

 

Ce titre t’ouvre quel type de perspectives ?

J’ai beaucoup de fierté à porter ce maillot. C’est aussi une forme de soulagement, cela me donne également de la confiance pour les prochaines échéances à venir. Je me dis : « ça y est, je l’ai enfin fait, et je vais aborder la fin de saison plus soulagé ». Il y aurait eu beaucoup de frustration de ne pas l’avoir obtenu.

 

Cela peut-être un tremplin vers l’Euro, les Championnats du Monde ?

L’Euro, je ne sais pas, car je pense que je ne serais pas au 100%. Je sors de trois semaines durant lesquelles j’étais clairement en forme, dans quelques temps cela risque d’être plus compliqué. Mais l’Euro risque d’être ouvert, en plus je sais que lorsque je suis un peu moins bien je ne suis pas si mal. Une chose est certaine l’équipe de France aura une belle carte à jouer sur ces Championnats d’Europe. Le mondial de Cairns est un circuit qui me réussit beaucoup. Je sais comment jouer pour la gagne là-bas. Je ne me mets pas de limites. C’est un circuit qui me plait. J’ai montré notamment la semaine dernière que je pouvais faire un peu douter Schurter, le mettre en difficultés. Il a encore eu le dernier mot, mais je suis persuadé qu’un jour cela paiera. Notre atout c’est aussi la force de l’équipe de France élite hommes, et Schurter lui est plutôt isolé.

 

 

Hervé Bombrun

crédit photo FFC Patrick Pichon

 

 

VTT – Championnats de France – Plouec l’Hermitage – Élite hommes – Podium

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