VTT – Championnats de France – Ploeuc l’Hermitage – Cross-country – Élite femmes – Pauline Ferrand

VTT – Championnats de France – Ploeuc l’Hermitage – Cross-country – Élite femmes – Pauline Ferrand

Submergée par l’émotion, Pauline Ferrand-Prévot a fondu en larmes à l’arrivée des Championnats de France de VTT cross-country élite femmes de Plouec l’Hermitage, sans doute un trop plein encore à vider. Retour avec elle sur ce succès qui lui ouvre de nouvelles perspectives.

 

 

Pauline que représente ce nouveau titre de Championne de France de VTT cross-country élite femmes ?

Pauline Ferrand-Prévot : Je sens depuis le début de saison que cela va mieux, les sensations reviennent. Mais j’ai toujours un peu de malchance : je suis tombée malade deux fois, la semaine dernière je tombe et j’enchaîne sur des ennuis mécaniques. Le sort c’est un peu acharné contre moi. Là, je suis partie dès le départ en me disant s’il m’arrive un truc j’aurais quand même quelques chances de m’imposer. Et mentalement, j’espère que cela marque le début d’une nouvelle spirale plus positive

 

Comment as-tu géré ta course ?

J’ai géré, car il ne fallait pas prendre tous les risques. C’était hyper glissant, je suis tombé hier, avant-hier. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que je m’en « mette une aujourd’hui ». J’ai essayé malgré tout d’accroître mon avance. Je faisais les bosses à fond, et dans les descentes, je gérais. J’ai été plutôt propre. Je sens qu’il me reste encore du boulot à accomplir, mais la semaine dernière, sans ma chute, je pense que j’aurais pu accrocher un top 8 en Coupe du Monde, à Lenzerheide. Cela fait depuis mon titre de Championne du Monde en 2015 que je n’ai pas obtenu de résultats sur le plan international. Là, je vais enchaîner les courses : Europe, Monde, Coupes du Monde et je pense monter en puissance et être bien pour le Mondial de Cairns.

 

Peux-tu nous exposer ta philosophie aujourd’hui ?

C’est de prendre un maximum de plaisir, et ne pas réfléchir. Ici, par exemple, c’est comme si j’avais décroché mon 1er titre de Championne de France. Cette victoire m’a procuré beaucoup d’émotions.

 

Le but cette année c’est justement d’entamer cette progression en VTT, puis après de faire de même sur la route ?

J’ai la chance d’être dans une équipe qui me laisse le choix du calendrier, qui me laisse le temps et surtout qui ne me met aucune pression. Si j’avais décidé de ne pas courir de la saison 2017, cela ne leur posait aucun problème. J’ai choisi de faire du VTT cette année, car je ne me voyais pas faire les deux. C’était un peu trop, et le VTT c’est quand même une autre ambiance. C’est une famille. Je voulais me changer les idées, et me faire plaisir avant tout. Néanmoins cette semaine je vais disputer la course « by le Tour ». Ma reconstruction passe par toutes les disciplines, mais en prenant surtout du plaisir, sans vouloir brûler les étapes. Je sais que cette année je ne serai pas encore au top au niveau mondial, mais je sais que je travaille en vue du futur et pour Tokyo 2020, dans trois ans.

 

A Cairns, aux Championnats du Monde de VTT élite femmes, tu auras quels objectifs, Pauline ?

Donner le meilleur de moi-même. Il faut-être réaliste, ce sera trop juste pour espérer faire un podium. Je dois travailler en vue du futur, prendre un maximum de points UCI. Je vais aller là-bas pour donner mon maximum, si cela le fait, cela le fera. Et si cela ne marche pas, je ne prendrai de toute manière que les bonnes choses.

 

 

Hervé Bombrun

crédit photo FFC Patrick Pichon

 

 

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