Champion de France chez les cadets en cyclo-cross, le coureur du club VTT Pays-de-Gavot a doublé son capital maillot tricolore à l’Alpe d’Huez. Beau doublé.

 

Il y avait du suspense, de la tension dans la dernière montée des Championnats de France de VTT cadets, version cross-country ! Un sprint d’enfer entre Raphaël Pottier et Pierrick Burnet. Au coude à coude les deux hommes, ont donné l’impression de ne rien lâcher. Pottier semblait avoir la victoire acquise quand il s’est retourné sur sa gauche. Presque trop tard, puisque sur ce côté, Pierrick Burnet jetait son vélo avec rage ! Allongée dans l’herbe aux deux extrémités de la ligne d’arrivée, les deux hommes ont été dans l’indécision pendant quelques instants, le temps que les arbitres visionnent la photo-finish, laquelle a désigné Pierrick Burnet vainqueur. « Pierrick intégrera le Pôle France jeunes VTT de Besançon l’an prochain, indiquait à France Cyclisme, Philippe Chanteau. Il jette son vélo sur la ligne, un peu à la « Sagan », ce qui lui permet de gagner, mais elle est longue cette dernière ligne droite en faux-plat montant ». Déjà au Pôle Espoirs de Besançon, Pierrick est actuellement entraîné par Claire Hassenfratz, qui a garni, elle, aussi, le palmarès de sa structure de deux titres nationaux.

« C’est incroyable, s’enthousiasmait Pierrick, après la ligne. J’ai fait un tour en tête, et je pense avoir  fait la différence. Mais derrière un groupe s’est organisé, et est revenu fort On termine à deux, trois au sprint. C’était un sprint de puissant. Il fallait rester « croché » dans la roue, moi j’étais dans le dur, mais je n’ai pas lâché. Je me suis dit à l’approche de la ligne, « c’est le Championnat de France, il y a un maillot au bout. Il ne faut pas lâcher ». C’était un sprint qui allait se gagner au mental. Je crois que je gagne pour cinq centimètres… Je vois aussi un peu Raphaël se relever… »

Cousin de Line Burquier, Pierrick Brunet n’a pas engagé un challenge « titres de Champions de France » avec elle. « Non, non elle me devance encore de plusieurs victoires, d’ailleurs. A Besançon, j’avais logé toute la semaine dans l’appartement de Line, ici on s’est vu un peu, mais pas trop. Généralement c’est elle qui vient me supporter, car je cours toujours avant elle, ici c’était l’inverse, et cet après-midi, c’est moi qui vais aller l’encourager », concluait ce coureur complet, qui vise pour l’an prochain une saison sur trois axes, VTT et cyclo-cross, sans pour autant oublier. « J’aime bien la route aussi, les sensations de rouler vite sont plus fortes, et c’est plus tactique. Et puis cela fait du bien de changer aussi de discipline. »

 

Hervé Bombrun