Quel succès ! Laurent Pichon s’est en effet imposé avec maestria à l’occasion de la 2e manche de Coupe de France pro, la Classic Loire-Atlantique. « C’est un grand soulagement pour moi depuis le temps que j’attendais cela, indique à France Cyclisme, le sociétaire de Fortunéo Vital Concept. J’attaque ma 8e saison chez les pros, et je n’avais jamais encore connu un tel moment ! J’ai gagné des épreuves en classe 2, connu un bon nombre de podiums en classe 1, mais je n’avais jamais encore remporté de courses à ce niveau. » C’est désormais chose faite, mais Laurent Pichon a envie de connaître ce frisson de nouveau, très vite. « Je n’ai pas pu savourer pleinement, je me suis relevé un peu tôt, et je n’ai pas eu trop le temps de savourer sur la Classic Loire-Atlantique. Je voudrais revivre au plus vite un tel moment, afin de pouvoir profiter plus longtemps, savourer les derniers mètres car là le peloton revenait vite. »

L’ambition est aussi affichée chez Laurent Pichon, désormais. Et le Breton est passé des paroles aux actes, en s’imposant ce matin sur la première demi-étape de la Semaine Internationale Coppi et Bartali, en Italie « La Coupe de France me convient bien, dit-il encore j’ai fini 3e de cette épreuve en 2012. Je suis un coureur qui apprécie les épreuves en circuit, mais il ne faut pas tirer de plans sur la comète car nous n’en sommes qu’à la 2e épreuve de Coupe de France. Il y a donc encore du temps et des courses devant nous, avant d’en faire un objectif réel à chasser. On tirera un premier bilan dans un mois après le Tro Bro Léon, et fin mai si c’est jouable ou non, mais cela peut-être un fil rouge de ma saison » Une chose en tout cas est acquise, Laurent Pichon a vite retrouvé ses marques au sein de feu l’équipe « Bretagne », devenue après son passage à la FDJ, Fortunéo-Vital Concept. « Il règne une superbe ambiance au sein de ce groupe, et cela fait du bien de retrouver un esprit plus familial avec un effectif réduit, on se connaît tous le staff, les coureurs et je vais être un peu chauvin mais au sein de l’équipe il y a aussi pas mal de bretons ».

 

 

Hervé Bombrun