Julian Alaphilippe a accumulé les places d’honneur en Catalogne, l’occasion de faire une petite interview post-course avec lui…

 

La France Cycliste : La Catalogne a été une bonne semaine ?

Julian Alaphilippe : « Cela fait du bien au moral d’obtenir de tels résultats, même si j’aurai préféré rentrer à la maison avec une victoire. Je suis content car sur cette course il n’y a eu que des sprints à plat, pas le moindre sprint dans une bosse où j’aurais pu davantage exprimer mes qualités de puncheur. Maintenant je suis passé à autre chose, je suis rentré chez moi, j’ai roulé un peu cet après-midi et je vais préparer ma prochaine course la Flèche Brabançonne. »

 

Penses-tu que l’équipe Omega Pharma va encore plus croire en toi après cette belle semaine en Espagne ?

« L’équipe me fait confiance depuis le début, maintenant c’est plus facile pour moi quand il n’y a pas Mark Cavendish sur la course où je suis, sinon si il est là je vais me mettre à son service, sinon je vais tout donner dès le panneau des cinq kilomètres pour et à l’arrivée je ferais 120ème, personne ne verra rien. Là, on a parlé de moi parce que j’ai fait des résultats, je suis content de moi. J’ai vu que j’étais utile à l’équipe. »

 

Souhaites-tu te spécialiser dans les sprints ? Ta bonne prestation en début de saison en Australie sur le critérium avant le Down Under t’a-t-elle en quelque sorte libérée ?

« Non, je veux continuer à travailler ma petite pointe de vitesse, mais je ne serais jamais un vrai sprinter. En ce qui concerne l’Australie, cela ne m’a pas du tout libéré. J’étais même embêté de ne pas avoir emmené Mark Renshaw alors que c’était ma « mission ». Je l’ai perdu à un moment donné, j’ai fait mon effort au kilomètre et je n’ai pas pu relancer que les autres sprinters ont mis en route. Je n’avais plus la force moi de faire le sprint, vus les efforts que j’avais accompli avant. Faire sixième n’était pas du tout l’objectif, le but c’était de lancer Marc et j’étais déçu de ne pas avoir pu le faire. Mais tout le monde m’a dit que ce n’était pas grave, qu’il fallait juste que j’apprenne de mon erreur sur cette course. »

 

 

 

Recueillis par

Hervé Bombrun