GALLOPIN---PROLOGUE-PARISNICETony Gallopin est le « coureur français » de ce début de saison 2015, le coureur de Lotto-Soudal a en effet remporté une étape sur les routes de l’Étoile de Bessèges, assortie d’une deuxième place au classement général.

 

Il a également « illuminé » Paris-Nice la semaine dernière avec une magnifique victoire lors de l’avant-dernière étape, Vence-Nice. Un coup de génie, de force signé avec maitrise et courage, qui a implanté un peu plus le mari de l’ancienne championne de France sur route dames, Marion Rousse, parmi les grands. Déjà vainqueur d’une étape du Tour l’an passé, porteur du maillot jaune une journée, et lauréat en 2014 de la Clasica San Sébastian, Tony Gallopin s’avance maintenant vers les classiques, ces courses d’un jour qui sont difficilement « maîtrisables », donc si belles à coucher sur un palmarès. Se profile sur son agenda, demain, Milan-San-Remo.

 

« C’est une très belle épreuve, une course très importante que j’ai du plaisir à disputer. » Il fera ensuite l’impasse sur les Flandriennes, pour mettre le cap et tous ses atouts sur les Ardennaises. « Je vais disputer le Pays-Basque dans le but de les préparer », dit-il avant de revenir sur son « coup » de Paris-Nice, qui explique-t-il à France Cyclisme, « n’était pas prémédité. On ne peut prévoir de tels scénarii. Mais une telle victoire donne en tout cas beaucoup de confiance. Je vois que plus les années passent aussi, et plus je peux être avec les meilleurs, me hisser à leur niveau et aussi les battre dans certaines circonstances. Ce sont donc des succès qui comptent et qui sont bons pour le moral. »

 

Car les envies de ce coureur qui ne formalisent pas ses objectifs verbalement, mais préfère les acter sur le terrain, sont fortes. La saison en effet, ne fait que débuter, mais dans son esprit elle est déjà planifiée, avec des rendez-vous équipe de France assez élevés, également.

 

« Il va y avoir cette année une épreuve pré Olympique au Brésil, à Rio. J’en ai déjà parlé avec Bernard Bourreau, et j’aimerais bien reconnaître le parcours, un an avant les Jeux, si j’en ai la possibilité. Ce serait super de pouvoir le faire, et de préparer ainsi ma saison 2016, en partie, en fonction de ses données que j’aurai pu obtenir en allant sur place, si jamais je suis retenu pour Rio dans un an, au sein de l’équipe de France. J’ai aussi une idée pour le mondial de Richmond, aux USA, cette année, si je suis sélectionné là encore. Je vais me préparer en faisant le même programme que l’an passé, avec le Tour, la Clasica San Sébastian et les courses au Canada, et si cela se trouve à l’issue de ces compétitions, je resterai sur le continent américain, afin de m’éviter les fatigues d’un voyage. Je resterai sur place, d’autant plus si on dispute le championnat du Monde contre-la-montre par équipes de marques avec mon équipe, à Richmond. » Mais avant tout cela, il y a Milan-San-Remo et sa Via Roma qui se profile pour « Gallo ».

 

 

Hervé Bombrun