Changement de climat pour la 20ème édition de la Classique des Alpes, à la place du froid quasi polaire de l’an passé, c’est une forte chaleur qui a accompagné les concurrents juniors à l’occasion de cette troisième manche du Challenge Nation réservé à leur catégorie d’âge.Limpide, belle et aux décors magnifiques, cette épreuve a sacré un enfant du cru, comme l’an passé, mais cette fois-ci le premier rôle est revenu à Rémy Rochas, licencié à la Motte Servolex, et qui pour l’occasion portait les couleurs du comité départemental de la Savoie.
Coureur au profil de grimpeur, il a été le plus fort de la journée car c’est lui qui a fait seul la jonction dans le col du Blanchet avec un groupe de contre-attaquant formé de David Gaudu (Bretagne), Jérémy Defaye (Côte d’Azur) et Aurélien Paret (Rhône-Alpes). Ce dernier protégeant la fuite de son coéquipier, Victor Lafay parti en échappée dès les premières rampes du col du Mont du Chat. « Les autres avec qui j’étais ne faisaient pas très bien la descente, alors je me suis lancé dans l’aventure. Mais j’ai fini avec des crampes, j’en étais perclus, indiquait ce coureur qui pratique le ski de fond l’hiver, et qui a eu la classe de donner sa canette de soda à un de ses proches dans le col. « Je ne voulais pas la jeter, car c’est pas bien pour l’environnement, et la garder quelques mètres avec moi et m’en débarrasser de la sorte ne m’a pas coûté. »
Lafay a ouvert la route pendant une bonne cinquantaine de kilomètres, mais a rendu les armes dans le col du Blanchet. C’est au sommet de ce dernier que Gaudu et Rochas sont entrés en action. « Je voulais faire quelque chose sur cette course, indiquait le jeune Breton de Landivisiau, car l’an passé alors que j’étais en tête, un chat m’a fait chuter. J’avais en tête cette course, et je voulais bien faire. C’est bien de faire deuxième ».Car au sprint, Rochas n’a pas fait dans le détail. «L’an passé, je fais troisième mais j’étais dans une forme assez moyenne, cette année j’ai tout fait pour essayer de remporter cette épreuve. On a respecté la tactique avec le Rhône-Alpes, la Savoie, et quand cela s’est ouvert pour moi j’y suis allé. Gagner la classique des Alpes, une course qui se déroule sur le pas de ma porte, sur mes routes d’entraînement, c’est un rêve. C’est énorme, tout simplement. » Surtout que la belle dame fêtait cette année ses vingt ans !

Hervé Bombrun
@Lafrancecycliste