PAULINE-FERRAND-PREVOT19_1France Cyclisme : comment s’est passée la course ?

Pauline Ferrand-Prévot : «Je ne me sentais vraiment pas bien en début de course, donc il fallait que je bascule avec un bon écart dans le bas de la bosse afin de basculer avec les meilleures, tout le monde ne collaborait pas donc cela n’a pas fonctionné comme je l’avais envisagé. J’avais pas de sensations de course, c’est une course d’un jour on peut être bien comme mal. Cela peut passer quand on n’est pas à 100%, mais il m’a manqué aussi des courses ».

 

Quels enseignements tirez-vous de cette course ?

Il n’y a pas que du négatif, en plus cela peut-être pour moi un bon déblocage en vue du VTT. Ce qui est fou c’est que cela roulait super vite et toutes les filles sont là. C’est là que tu te dis que ce sont les Jeux, et que tout le monde est au top niveau. La fille qui a gagné aujourd’hui c’est celle qui a trouvé le juste milieu entre les montées et les descentes.

 

Comment êtes-vous arrivée ici ?

En me disant qu’il fallait que je fasse de mon mieux, bien sûr. Cela aurait été trop facile si j’étais arrivée en claquant des doigts et en disant je vais faire le doublé. Dans quatre ans maintenant, quoi que c’est long quatre années. Je pense aussi que Jolanda Neff est la grande favorite pour la course VTT, moi il me reste quinze jours à bosser. Il peut se passer pas mal de choses en deux semaines.

 

Vous allez vous préparer un peu à l’écart ?

Oui car au village c’est bruyant, et là j’ai besoin de retrouver le calme et la sérénité. Je vais aller en stage au calme rouler dans les montagnes. Je crois encore en un podium, une médaille. Je sais que je peux être encore mieux. Je vais remonter sur le VTT, refaire des intensités. Aujourd’hui j’arrive avec les deux championnats du monde chrono, je n’étais pas à l’arrêt à me faire lâcher. J’arrive avec des filles qui ont un gros niveau.

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon – Plus de photos