AUDREY-CORDON2_1Quatre ans d’effort, d’attente, d’implication, de sacrifice… et puis arrivé le jour « j », blam…tout s’effondre.

 

La pluie, rendu encore plus dangereux par ces conditions atmosphériques qui ont changé du tout au tout en l’espace de quelques heures ont fait passer Audrey Cordon-Ragot du rêve au cauchemar. Pontal n’avait pas pour elle ce petit charme d’une station balnéaire nichée au bord de l’océan, un gros île-rocher à gauche de l’arrivée, et ces surfeurs partis pour défier vent et vague.

 

Non, Audrey elle n’a eu droit qu’aux vagues à l’âme. « Je suis partie sous la pluie, j’étais morte de trouille durant toute la course, déclarait-elle entre deux sanglots. Je n’ai pas couru du tout relâchée, je n’ai pas pu forcer. J’avais peur. Ce n’était pas ma journée, quoi. Le parcours était hyper dangereux et depuis mes deux chutes, mes deux fractures de la clavicule je n’arrive plus du tout à relâcher la pression sur les parties techniques alors que c’était mon point fort auparavant c’était mon point fort. Ce qui est arrivé aujourd’hui, ces mauvaises conditions climatiques, c’était juste pour moi la pire des choses qui pouvait arriver. »

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon – Voir toutes les photos