Michel Callot, Président de la Fédération Française de Cyclisme

Michel Callot, Président de la Fédération Française de Cyclisme,

La Fédération Française de Cyclisme a appris que des contrôles liés à la fraude technologique avait été diligentés à l’issue d’une épreuve de 3e catégorie à Saint-Michel-de-Double (24).

Cette opération coordonnée par le correspondant interrégional de lutte contre le dopage (CIRAD) de la région concernée, a été menée par le procureur de Périgueux, Jean-François Mailhes et la section de recherche locale de gendarmerie.

Grâce aux pouvoirs d’investigation des autorités judiciaires, cette opération a été une réussite, ce dont la FFC ne peut que se féliciter.

Malheureusement, le résultat de cette opération ne fait que confirmer ce que l’on pouvait craindre quant à la possible utilisation de ce type de fraude dans le milieu amateur, ce qui constitue une véritable insulte à notre sport et à tous les compétiteurs exerçant leur activité en toute loyauté.

 

La FFC, bien évidemment, n’est jamais restée immobile face à un tel risque de tricherie, puisqu’elle a déjà organisé des contrôles de matériel lors de Championnats de France amateurs et professionnels, par l’intermédiaire de caméras thermiques, et par des contrôles de matériel incluant le démontage intégral des vélos. Cette fraude technologique avérée et identifiée survenue à Saint Michel-de-Double ne vient donc que renforcer la FFC dans l’idée de développer ce type d’action au sein de nos régions.

 

Ainsi, la FFC mettra très rapidement, en place une concertation en vue d’élaborer un plan d’action.

La FFC considère que ces actions devront, le plus rapidement possible, être accompagnées d’autres moyens de contrôles liés au développement de solutions techniques fiables et efficientes.

 

 

 

La FFC consciente qu’elle ne peut, seule, lutter contre ce risque majeur de fraude, en appelle tant au Ministère des Sports qu’à l’Union Cycliste Internationale, afin d’élaborer tous ensemble un plan d’action d’envergure permettant de lutter contre cette fraude technologique sur les épreuves de haut-niveau, mais aussi et peut-être même de manière plus prioritaire encore, sur les compétitions amateurs. Il en va en effet de la crédibilité de tout un sport et de son avenir.

 

Michel Callot,

Président de la Fédération Française de Cyclisme,

Montigny-le-Bretonneux, le 1er octobre 2017