Néo-pro au sein de la FDJ, qui deviendra Groupama-FDJ le 4 mars prochain, le Breton nous parle de son début de saison et de ses études d’ingénieur qu’il mène de front avec sa carrière de coureur cycliste professionnel. Entretien

 

Comment se passent tes études, Valentin ?

« Je suis allé en cours jusqu’au mois de décembre, et à partir de cette date, j’ai dédoublé mon année afin de me consacrer à ma carrière de coureur cycliste professionnel au sein de la FDJ. J’ai fait tout le premier semestre, et à chaque inter-saison durant les deux prochaines années, je retournerai sur les bancs de l’école. Là, actuellement, j’en suis à ma 4e année, et si tout se passe bien dans trois ou quatre ans j’aurais validé mon diplôme d’ingénieur. Je veux continuer les cours tant que je n’ai pas mon diplôme, c’est certain.

 

Jérémy Roy te donne des conseils quant à la réalisation de ton double projet ?

On en échange souvent lui et moi. Il me donne des conseils et c’est super pour moi d’avoir un coureur au sein de l’équipe qui a effectué le même cursus et qui a su lui aussi mener de pair sa carrière et la fin de son cycle d’études afin de décrocher le diplôme d’ingénieur.

 

Tu as aussi brillé en ce début de saison, effectué des débuts remarqués chez les pros ? T’y attendais-tu ?

Je me classe 7e de la Marseillaise, 16e de l’Étoile de Bessèges et 4e du Tour du Haut-Var. Je ne m’attendais pas forcément à un tel début de saison, car en novembre, décembre je n’ai pas fait grand-chose. C’était avant tout les études, d’ailleurs je n’ai même pas pu faire la totalité du stage en Espagne. Je n’y suis allé que trois jours afin d’être présent à mes partiels. Je me savais bien en ce début de saison toutefois, car je le sentais bien sur le vélo, mais pas de là à être en capacité de jouer la gagne, non ! Je savais aussi que j’avais bien récupérer la saison passée, mais j’ai été surpris de mon niveau sur ces courses quand même, notamment sur le fait d’être si près de la victoire.

 

Quel est ton but cette saison, apprendre avant tout ?

Oui. Je ne vais pas m’enflammer, pas du tout. Mon but est d’apprendre, découvrir le milieu pro, voir comment cela fonctionne, quels sont les différentes courses. Quelles sont celles qui peuvent me convenir, celles qui à l’avenir peuvent me permettre de bien m’exprimer donc et sur lesquelles je pourrais viser de gros objectifs. Là, je suis dans une phase de complète découverte, d’apprentissage tout en essayant de faire des résultats, mais mon but est aussi d’aider l’équipe au maximum. C’est également pour cela que je suis là. Je veux apprendre c’est le but numéro un de cette saison, tout en espérant accrocher des résultats.

 

Ta 1ère course avec David Gaudu, ton ami c’est quand, et par ailleurs avec Thibaut Pinot ce week-end au Haut-Var c’était comment ?

Avec David, je pense que ce sera sur la Flèche Wallonne donc il y a encore un peu de temps ! Cela va être sympa, j’attends de voir ce que cela va donner, après nous nous parlons régulièrement, on sait ce que nous faisons l’un et l’autre. J’ai déjà couru avec lui l’an passé au Tour de l’Ain, et c’était bien. Avec Thibaut c’était bien également de pouvoir courir avec un leader comme lui, j’espère le faire plus souvent dans le futur et être en capacité de l’aider. Je suis content car cela s’est très bien passé. Le Haut-Var c’est très bien déroulé pour nous. Ce n’était que des bonnes choses sur l’ensemble du week-end.

 

Hervé Bombrun