FDJ – Nouvelle Aquitaine – Futuroscope  - De gauche à droite Coralie Demay, Eugénie Duval, Roxane Fournier et Shara Gillow

FDJ – Nouvelle Aquitaine – Futuroscope – De gauche à droite Coralie Demay, Eugénie Duval, Roxane Fournier et Shara Gillow

Sprinteuse de l’équipe FDJ- Nouvelle Aquitaine- Futuroscope, Roxane Fournier entend cette année s’imposer en World-Tour. Objectif plus que réalisable.

 

Quels seront tes objectifs cette saison, Roxane ?

Roxane Fournier : Il y aura toute la période des classiques en début de saison, qui s’étalera du Niewsblad au Tour des Flandres. Cette campagne de classiques est importante pour moi, avec une course que j’ai plus en tête que les autres :  il s’agit de Gand-Wevelgem, épreuve sur laquelle j’aimerais réaliser une belle prestation.

Et cet été, il y aura les courses par étapes, avec arrivées au sprint, comme le Giro, par exemple, ou la Ride London, la course by Madrid, et les Championnats d’Europe car j’ai vu que le tracé était encore propice aux sprinteuses cette année.

 

Cet hiver as-tu senti une progression par rapport aux autres saisons ?

RF : On verra sur les premières courses, mais j’ai fait un bon hiver. J’ai bien travaillé durant l’intersaison. Et à l’entraînement j’ai l’impression d’avoir progressé, mais il n’y a qu’en course que l’on peut dire si tel est le cas ou non. Je sens néanmoins que je progresse tous les ans un petit peu. Que je passe des petits paliers, aujourd’hui j’arrivé à maturité. Je dois concrétiser désormais.

 

Cette victoire que tu attends sur le calendrier World-Tour, elle représenterait quoi ?

Une récompense ! Je travaille beaucoup à l’entraînement, je fais de nombreux sacrifices tous les jours, et forcément j’aimerais vraiment décrocher cette victoire en world-tour. Je ne suis pas passée loin par deux fois l’an passé, et cette année mon but serait de gagner une classique et une course world-tour aussi.

 

Le fait que la FDJ ait prolongé son engagement de trois saisons supplémentaires, et augmenté le budget qu’elle vous alloue, est forcément une super nouvelle…

C’est le cas, oui. On peut travailler dans la sérénité, on sait que nous disposons d’un sponsor fidèle, qui se montre de plus en plus intéressé, qui a décidé d’augmenter et de prolonger son engagement à notre égard. Ce ne sont que des bonnes nouvelles, forcément c’est important que l’on se sente soutenues de la sorte. Cela permet à l’équipe de progresser. Par ailleurs, de plus en plus de filles deviennent professionnelles. Le groupe continue à évoluer dans tous les domaines, et on doit vraiment remercier la FDJ.

 

Tu penses quoi du plan de féminisation de la FFC ?

RF : C’est très bien de mettre des choses en place comme cela, car nous ne sommes que dix pourcents de filles licenciées à la FFC, et si ce plan permet d’aller chercher des filles dans toutes les régions et de les amener à pratiquer notre sport, et leur donne envie de faire du vélo, ce ne sera que positif pour notre sport. Le cyclisme féminin sera tiré vers le haut avec une base de pratiquantes et une communauté femmes au sein de la FFC plus dense et plus forte. Vraiment, cela ne peut être qu’un atout pour notre sport.

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo – Thomas Maheu