Mauro Finetto a débloqué le compteur victoire de la formation Team Delko-Marseille-Provence KTM) sur les routes de la Faun Environnement Classic de l’Ardèche. Une épreuve débridée, belle et intense dans son final, avec une attaque de Hubert Dupont qui s’est extrait du groupe qui a ouvert la route pendant des heures. Rentré dans le rang sur le fait de la FDJ qui a assumé le tempo longtemps en tête de peloton, un autre mouvement offensif s’initiait à l’initiative de Lilian Calmejane et Arnold Jeannesson.

Coup gagnant ? Non. Le peloton ne l’entendait pas de la sorte, et surtout un certain Pierre Latour survolté comme un beau diable sur ses routes d’entraînement. Le Drômois qui a sans nul doute l’habitude de visiter le département voisin de l’Ardèche, a vissé un grand coup à l’amorce de la dernière bosse. Il a éparpillé tout le monde sauf Finetto (Delko-Marseille-Provence-KTM) et Mattia Cattaneo (Adroni Gioccattoli), et l’Argentin Sepulveda (Fortunéo-Vital Concept) qui fut le seul en mesurer de réaliser la jonction à quelques bornes seulement de la ligne.

Finalement, Finetto parvint à lever les bras devant deux de ses compatriotes. L’Ardèche a pris l’accent transalpin cet après-midi. « Je suis content de gagner, mon but était de le faire dès ce début de saison. Je me plais au sein de cette équipe Delko-Marseille-Provence-KTM, déclarait l’Italien, ancien vainqueur du Tour du Limousin. C’est comme une famille, et mes coéquipiers ont effectué un gros travail en ma faveur. Je tiens à les en remercier. » Un gros travail, qui malheureusement n’a pas payé, Pierre Latour en effectué un aussi. Le coureur d’Ag2r-La Mondiale, cinquième, était déçu, mais il peut se consoler – avec cette vision du verre à la fois à moitié-plein, à la fois à moitié-vide- mais en tout cas une chose est certaine il marche très bien à quelques jours du départ de Paris-Nice. « On a repris au pied de la dernière bosse Calmejane et Jeannesson, expliquait le Dromois. L’équipe Ag2r-la Mondiale a fait le pied de la bosse à bloc, j’ai par la suite suivi une attaque, puis j’ai contré. En haut on bascule à deux avec Androni, mais il ne relayait pas. On a aussi été un peu gêné ensuite par une moto, ce qui a permis au coureur de Delko-Marseille-Provence-KTM de rentrer. Sur le plat, je ne voulais plus les relayer dans la mesure où je me sais pas très rapide au sprint. Je les attaquais plutôt, et le  coureur d’Androni Mattia Cattaneo venait me chercher à chaque fois. J’évoluais à la maison, aujourd’hui, et cela me tenait à cœur de bien faire sur cette course, c’est pour cela que j’étais un peu énervé à l’arrivée… »