Quentin Jaurégui a cédé son maillot de leader du Rhône Alpes Isère Tour, sur l’étape reine de cette épreuve organisée superbement par Michel Baup. Le sociétaire de Roubaix-Lille Métropole qui porte les couleurs de l’équipe de France a été victime de maux de ventre qui ont annihilé toutes ses chances. « Cela a commencé hier au soir, confiait-il au terme de la troisième étape. J’étais un peu mieux ce matin, mais c’est revenu en cours d’étape. Je suis déçu pour mes collègues qui ont roulé pour rien quoi. »La déception était forte et palpable au sein du collectif France. « Quelle journée, s’est d’ailleurs exclamé Pierre-Yves Chatelon, entraîneur national. C’était dur et il n’y a pas beaucoup de jeunes coureurs devant, on est au troisième jour de course et le profil de l’étape n’était pas facile. Quentin a eu une musette qui s’est accroché dans sa roue à la bascule du col du Rouvey, et il chute à Villevocance, mais il n’avait pas les « pattes » aujourd’hui. Il se plaint du ventre depuis hier. C’est une difficile journée, mais c’est comme ça. C’est aussi ainsi que l’on apprend à faire du vélo. »Si la journée a été dure pour l’équipe de France, elle a été parfaite pour Cofidis, avec au final la victoire d’étape pour Nicolas Edet, meilleur grimpeur de la dernière Vuelta. « C’est ma première victoire chez les pros, et ce n’est jamais facile de gagner, aujourd’hui il n’y a pas de petites courses. Il y a un très bon niveau sur ce Rhône-Alpes Isère Tour 2014, on est la seule équipe pro continentale française, donc on fait un peu figure d’épouvantail. On a la pancarte comme l’on dit. Moi, en prime, j’ai connu un début de saison difficile. J’ai eu une tendinite à un genou cet hiver, et sur Paris-Troyes je me suis cassé la clavicule. Là, cela fait tout juste un mois que j’ai repris la compétition. C’est bien cette victoire, car je montre à mes dirigeants que j’arrive en bonne condition… »Hervé Bombrun