Roxane Fournier a pris son envol international… en Chine ! La jeune tricolore a en effet signé ses meilleures performances internationales chez les élites sur les terres de l’Empire du Milieu. Invitée à disputer sous le maillot de l’équipe de France en l’espace d’une semaine une course par étapes, et une manche de Coupe du Monde, la jeune sociétaire du Team Poitou Charentes Futuroscope 86 a débuté sa semaine par une deuxième place lors de la première étape du Tour of Chongming Island. « On a essayé de faire des binômes pour emmener les sprints, déclare-t-elle à ffc.fr dépêches La France Cycliste. C’est Fanny Riberot qui devait s’occuper de moi, elle a essayé de me replacer, et ensuite j’ai trouvé l’ouverture pour aller faire deuxième. C’est bien cette place, car d’habitude nous sommes habituées à faire des places autour de la dixième position, là on a toute vu que nous pouvions jouer les prodiums. Cela montre que ces performances ne sont pas inaccessibles, que nous sommes capables de les faire. Cela confiance aussi pour continuer dans cette voie. » Classée quatrième au classement final de cette épreuve par étapes, là encore « (sa) meilleure performance », Roxane Fournier a en prime marqué pas mal de points UCI en faveur de l’équipe de France et de son équipe de marque. Reste la manche de Coupe du Monde, et malgré une belle onzième place au terme de cette épreuve qui s’est jouée sur un sprint massif, la déception primait. « Cela ne s’est pas « goupillé » comme on le désirait, indique Roxane. Pascale Jeuland et Fiona Dutriaux des filles qui vont vites se sont sacrifiées pour moi, mais il nous a manqué un petit quelque chose. C’est une pointe de déception à titre individuel, mais aussi pour l’équipe de France qui prime au final. On pouvait faire mieux. » Mais malgré tout, Roxane Fournier veut tirer un bilan positif de sa semaine Chinoise. « On voit que l’on progresse à chaque fois, c’est palpable depuis deux ou trois ans, mais la barrière reste quand même grande face aux filles qui sont pros dans les équipes étrangères. Dans les autres équipes, une fille est payée pour emmener un sprint, nous en Équipe de France, on ne court pas toujours ensemble. Il faut trouver les automatismes, mais les choses commencent à se mettre en place. Je trouve même que depuis quelques années nous allons dans le bon sens. »Hervé Bombrun