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Romain Bardet

Romain Bardet a essayé. Il a tenu son rang quand Froome est passé à l’attaque sur l’épreuve en ligne des JO de Rio, le leader de l’Équipe de France a pris son sillage. On a eu l’impression l’espace d’un instant que le vainqueur du Tour et son dauphin allaient s’expliquer dans le final des Jeux, faire le remake du Tour. Mais l’Auvergnat n’a pu suivre le rythme de l’Anglais, mais i y a des raisons à cela. « J’ai connu des problèmes gastriques ces derniers jours, dit-il, et sur une telle distance cela ne pardonne pas. C’est un miracle que j’arrive sur le 2e circuit, c’est la tête qui a pris le relais sur le physique, l’amour du maillot et les responsabilités que j’avais. Mais je peux vous dire que lorsque je me suis écarté de la roue de Froome, je n’avais plus la moindre essence. Je ne suis pas déçue, car j’ai donné tout ce que j’avais. C’est comme cela, on n’est pas des machines ».

 

L’Auvergnat a aussi découvert les Jeux, cette épreuve à nulle autre pareille.

 

« Ce sont les Jeux, une épreuve à part, on n’est pas comme sur les autres courses, nous n’avons pas nos repères comme sur les autres courses. Je me suis mit au service de Julian, Alexis et Warren ont fait du bon boulot. Il faut retenir l’état d’esprit de cette équipe jeune, son sens du dévouement des uns pour les autres. Moi quand j’ai vu que je n’étais pas super bien, j’ai joué la carte Julian à bloc alors que j’aurai pu filocher dans les roues. Julian c’est un grand champion et pour lui c’est place à l’avenir. C’est un coureur dont la grande force est d’être heureux de ce que la vie lui donne. Il a toujours le sourire, il a donné le maximum aujourd’hui, et a fait une petite erreur dans la descente, mais cela n’a pas été le seul. Ici, c’était un beau championnat (sic), une belle course (se ravise-t-il), il fallait avoir un bon sens tactique, être un bon grimpeur. C’est une épreuve qui a fait honneur au vélo »

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon – Plus de photos