Le Breton possède de belles qualités de grimpeur qu’il a déjà exprimée lors de la Ronde de l’Isard sous le maillot de l’Équipe de France, et sur le Grand Prix de Plumelec où il s’est classé 9e.

 

 

2013 ! Classique des Alpes. David Gaudu est en tête de cette épreuve qui est réservée aux grimpeurs. Le Breton est en train de faire un numéro, quand un chat traversant la route, le fait chuter. Fin du rêve. Un grimpeur venait en tout cas de se révéler. L’épreuve Savoyarde ne lui a jamais tendue les bras, la belle est parfois revêche, puisque l’année suivante, David se classer 2e. Une place qui avait toutefois pour lui « un peu rattrapé le coup». Passé Espoirs en 2015, le sociétaire du club Côtes d’Armor Marie Morin a utilisé cette saison pour « apprendre à courir en amateurs, découvrir les épreuves de Coupe de France, les classes 2 ». Il a aussi au passage remporté deux courses, car on peut apprendre aussi en gagnant !

Côté études, il vient de terminer un cycle avec son BTS comptabilité gestion, et l’an prochain il continuera toujours dans le secteur avec un diplôme de comptabilité gestion, mais en faisant des cours par correspondance. « Cela me permettra d’être plus libéré pour faire du vélo », indique ce jeune Breton qui s’est classé 3e d’une étape de la Ronde de l’Isard, avec l’équipe de France Espoirs. « J’ai vu sur cette course que j’étais un grimpeur, que j’aime monter des cols. Il faut que je me spécialise vraiment dans ce domaine, sans oublier de travailler les autres secteurs de la course. Je sais grimper, mais je dois aussi travailler les chronos », explique ce coureur d’un mètre soixante-treize pour cinquante kilos. La montagne est d’ailleurs un « domaine qui gagne » David depuis ses débuts sur un vélo. « C’est l’environnement au sein duquel je m’épanouis le plus. Ma chance c’est que mes parents très vite m’ont emmené faire du vélo dans les cols. Le 1er que j’ai monté, je devais être Benjamin 2. Je faisais un kilomètre sur le vélo, le suivant dans leur voiture. C’était le Tourmalet. Mes parents emmenaient toujours mon vélo en vacances, et au fur-à-mesure que j’ai grandi ils ont augmenté la distance que je parcourais dans les cols. J’en ai monté 1, puis 2, ainsi de suite. Je connais d’ailleurs plus ceux des Alpes que ceux dans les Pyrénées ». Un vrai amour est né pour ces paysages à nuls autres pareils. « J’ai fait un stage avant l’Isard d’ailleurs au Val Louron, avec mon acolyte, Vincent Buguellou. »

Coureur à la Fondation FDJ, il espère être stagiaire cet été au sein de cette équipe, et aura pour objectifs pourquoi pas, « les Championnats d’Europe à Nice, comme c’est dur, j’aimerais bien y aller forcément, tout comme le Tour de l’Avenir, c’est l’épreuve la plus grosse du calendrier Espoirs, c’est une semaine de course en montagne. L’une des plus belles du calendrier. La 1ère fois que j’avais suivi cette course c’est lorsque Warren Barguil avait remporté le classement général de cette compétition ». Barguil encore un Breton qui grimpe… fort ! Mais avant cela il y a un belle étape aussi à franchir sur les routes de la « course de la Paix » Espoirs 2016…

 

 

 

 

Hervé Bombrun