Route – Championnat du Monde – Innsbruck – Élite hommes professionnels - Cyrille Guimard et Romain Bardet

Route – Championnat du Monde – Innsbruck – Élite hommes professionnels – Cyrille Guimard et Romain Bardet

France Cyclisme : Cyrille, le bilan de ce Mondial ?

Cyrille Guimard : « Il y a toujours la déception de ne pas avoir gagné qui prime les premières secondes sitôt l’arrivée franchie. Après on regarde qui gagne ! Est-ce que l’on peut nourrir des regrets ? On doit se reprocher des choses. Non ! On est battu par plus fort. Même si on est déçu, on doit accepter d’être battu par Valverde qui rejoint quelque part Joop Zoetemelk qui lui aussi avait été sacré sur le tard. »

 

FC : Romain n’a rien à se reprocher, l’équipe de France aussi ?

CG : « Romain et l’équipe n’ont rien à se reprocher, et à partir de cet instant-là nous ne pouvons pas nourrir de regrets. Valverde était le plus fort, nous avons fait la course que l’on souhaitait faire. Les coureurs ont assumé leur rôle, ils ont fait honneur au maillot de l’équipe de France. »

 

FC : Il y a eu malheureusement les crampes de Julian dans la montée du « Höll »

CG : « Kwiatowski qui était aussi donné comme favori a été lâché bien avant le final, SimonYates aussi, Nibali pareil, Roglic pareil. Être favori n’impose l’obligation de gagner ! Être c’est une impression que l’on a, c’est très subjectif et après il y a la réalité du terrain. Aujourd’hui il a manqué un petit quelque chose à Julian, que Romain avait. Thibaut a été aussi magnifique dans la course, comme toute l’équipe. Quand on se retrouve à trois français devant les six-sept premiers dans le final d’un championnat du Monde au parcours si difficile, les Français peuvent être fiers de leur équipe. »

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon