Route – Équipe de France – Championnat du Monde – Innsbrcuk – Contre-la-montre – Élite hommes – Yoann Paillot

Route – Équipe de France – Championnat du Monde – Innsbrcuk – Contre-la-montre – Élite hommes – Yoann Paillot

France Cyclisme : Ce championnat du Monde proposait aux concurrents un circuit contre-la-montre très difficile.

Yoann Paillot : « Oui. Il m’a sans doute manqué personnellement une dent ou deux par rapport aux meilleurs sur ce championnat du Monde, je pense. Toutefois, je ne me suis pas couché dans la grosse difficulté du jour, je l’ai montée à mon rythme. Je savais que si je choisissais une autre stratégie, de toute manière, en haut, je n’aurais pas pu embrayer de nouveau. Je suis parvenu en optant pour ce choix à le faire, mais j’ai malheureusement perdu mon bidon ce qui fait que j’ai terminé les derniers kilomètres comme j’ai pu avec des crampes au niveau des adducteurs. Le final était très difficile du pied de la bosse jusqu’à la fin. Je pense avoir réalisé un chrono correct. Je pense encore disposer une grande marge devant moi ».

 

FC : Ce chrono constitue en plus une première expérience chez les élite en plus pour toi ?

YP : « Oui. Et je partais un peu dans l’inconnue. Je ne me suis pas désuni sur le plat, et au pied de la bosse, les meilleurs allaient  plus vite que moi. Ce chrono va m’apporter de l’expérience, et va me faire progresser physiquement. Je ne fais pas beaucoup de chronos de cette distance, et aussi, par rapport aux coureurs qui sortent de la Vuelta et qui avaient plus de puissance que moi, il était difficile de rivaliser ».

 

 

FC : Par rapport à Glasgow, l’expérience est encore différente pour toi ?

YP : « Oui. Je suis vraiment dans le grand bain ici, face aux meilleurs spécialistes mondiaux du contre-la-montre, et à Glasgow j’avais un manque de courses par rapport aux coureurs qui ont terminé devant moi. Là je suis arrivé avec plus de courses, avec davantage de force aussi. J’avais de meilleures sensations qu’en Écosse. Je sais qu’au top de ma forme sur un chrono aussi long que celui-ci, je parviens à tenir ma puissance tout au long du circuit. Je pense avoir été linéaire, après j’ai senti que j’avais de la force. J’emmenais 56×11, et entre le 12 et 13. Après je savais qu’après la bosse j’allais accuser le coup par rapport aux meilleurs dans cette partie-là ».

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon

 

2018 Contre-la-montre individuel Hommes Elite