Vous devez-être satisfait de votre équipe, Bernard ?

L’Équipe de France était bien préparée. Je me posais la question de savoir si elle allait être assez solide pour supporter le poids de la course, comme on le prévoyait, l’imaginait. Les gars ont tous été à la hauteur. Lors du briefing de veille de course, on avait prévu tous les scénarii possibles, et on avait prévu de mettre un coureur pour rouler après l’échappée. Un gars a été désigné pour cela, il a tenu superbement ce rôle.

 

Et vos leaders ?

On avait trois leaders avec à peu près le même profil, mais si on arrivait avec Sagan, on savait que cela allait être très difficile de le battre. On ne s’est pas trompé. Tony voulait attaquer aux huit cents mètres mais il n’a pas pu, et il est déçu pour cela car il n’a rien tenté. Et Sam attendait l’arrivée au sprint comme Julian. Mais, je tiens à le souligner, tous les coureurs, ont tenu leur contrat que ce soit Maxime Bouet, Lilian Calmejane, Nicolas Edet, Cyril Gautier et Alexandre Geniez. Ils ont tous répondu présent, c’est juste dommage que Alexandre soit tombé car il se sentait bien.

 

La médaille d’argent de Julian, la 4e place de Samuel Dumoulin ?

C’était le 1er championnat d’Europe chez nous en France, et sur une telle épreuve on court toujours après le maillot, le titre, mais bon face à Sagan il faut-être humble. Il n’y a pas à rougir, c’est un super champion. Il était imprenable et nous nous avons trois gars dans les sept premiers. Julian fait 2e, Sam 4e et Tony 7e, ce que l’on aurait pu demander de mieux c’est que Sam n’ait pas pu sauter Moreno. Il me dit qu’il n’a pas trop bien viré, mais c’est vrai que 2 et 3 cela aurait été la cerise sur le gâteau.

 

 

 

Hervé Bombrun