Jonathan Hivert vient de signer un gros week-end sur les routes du Tour du Haut-Var, avec deux victoires d’étapes sur cette épreuve plus le classement général. Un sans-faute ! « Maintenant, je suis sur la lancée, je sais comment faire, et après, généralement on y arrive mieux », explique la « Piv’ », heureux d’avoir montré à son équipe Direct Énergie, « qu’elle pouvait compter sur moi. Fin, 2017 j’étais un peu fatigué en fin de saison, alors que cette période de l’année me réussit généralement bien, note-t-il. Mais là, j’avais besoin de couper, et surtout à cœur de bien débuter 2018. Ma belle série sur le Haut-Var me remotive en vue de l’avenir. Je me sens tout neuf. J’ai fait peu de saisons pleines finalement, à cause de mes soucis de santé, récurrents notamment au niveau des genoux ».

Opéré des deux genoux, afin de remédier à ces soucis, Jonathan Hivert a pris la bonne décision. « La première opération du genou droit a eu lieu en 2016 fin mars, et le deuxième l’hiver dernier. Mon début de saison l’an passé n’avait pas été exceptionnel, car je m’étais fait opérer tard, et je n’avais pas assez de force. J’ai pu cet hiver travailler comme je l’entendais, sans plus aucune douleur. Je me sens tout neuf, et d’ailleurs je pense arriver dans mes meilleures années. » Après onze saisons à connaître des soucis de genou, Jonathan Hivert a changé de vie, et apprécie aujourd’hui de faire « du vélo, sans ressentir aucune douleur ». Et il souhaite d’ailleurs désormais surfer sur cette vague du succès qu’il s’est ouvert dans le Sud de la France. « Paris-Nice, c’est la 1ère très grosse de la saison pour l’équipe. Je sais que ma condition est bonne, toutefois je n’ai pas encore étudié parcours à fond, mais il y a toujours un endroit ou deux, ou je pourrais tirer, mon épingle du jeu, après j’aime bien le Tour du Yorkshire. Mais bon… Je mise pour le moment au cours terme, car j’ai l’impression que c’est comme cela que ça marche pour moi. » Avec une philosophie de course propre à son équipe. « On essaye de tenter des choses, chez Direct Energie, sans se prendre la tête, et si cela ne marche pas, au moins, on a tenté. Je ne veux plus franchir une lignée d’arrivée en nourrissant des regrets, c’est ce que j’ai fait au Haut-Var en me donnant à 100%, et quand on fait cela on est satisfait de sa ou de ses victoires ».

 

Hervé Bombrun