Elliot Pierre

Elliot Pierre

Quel numéro !

 

Elliot Pierre a marqué de son empreinte et de sa supériorité la 24édition de la Classique des Alpes Juniors.

 

Un coureur qui avait étudié cette épreuve au millimètre, on aurait dit au XXe siècle sur le tableau noir, mais avec cette jeune génération la référence est la « toile », à chaque génération de coureurs ses armes à fourbir, en tout cas le coureur de Houilles a su utiliser la victoire de son prédécesseur au palmarès de cette épreuve afin de forger la sienne.

« J’avais bien regardé l’édition 2017 de la classique, et remarqué que l’échappée s’était dessinée dès le premier col ». Ayant senti de suite que sa condition allait lui permettre de réaliser un beau récital, Elliot Pierre s’est dit : « pourquoi pas y aller quand le bon groupe est parti sur le plat. J’y suis allé, et je rentre seul devant. J’ai monté à ma main, fait le grimpeur. Le peloton nous a repris au bout de la descente. J’étais dégoûté, un groupe se redessine devant. Je fais le grimpeur, et je me retrouve encore devant. » Mais dans le col du Mont du Chat, il va se servir de son compteur GPS pour forger sa victoire. « J’avais en effet remarqué que ce col devenait dur au terme de dix minutes d’ascension, j’ai donc mis en route le chrono de mon GPS, et arrivé à ce temps de dix minutes, je suis passé à l’offensive. Et quand j’ai vu Julien Thollet, l’entraîneur national des juniors au bord de la route, j’ai été super motivé. Je me suis dit, il voit que je fais un super truc, et cela a décuplé encore plus mes forces. J’ai fait ensuite la descente à bloc, et finalement je vais au bout. C’est magique, car je ne pensais faire un exploit pareil ».

 

Si Elliot Pierre a su utiliser tous les moyens modernes pour dompter les difficultés de la région Rhône-Alpes offertes depuis des années aux coureurs de la classique des Alpes Juniors, il a su préparé cette épreuve en investissant, en faisant un stage perso « dans les Vosges en amont, car cette épreuve était l’un des objectifs de ma saison, explique ce coureur juniors première année. J’ai fait un gros stage là-bas, il y a un mois. A Gerardmer c’est un super endroit pour s’entraîner dans les cols. Je voulais faire le meilleur résultat possible sur cette classique des Alpes. » Il était allé chercher la plus belle de toute, avec la manière un succès qu’il ajoute au Tour de Martinique, deux étapes plus le classement général pour cet ancien triathlète, et qui avait une discipline préférée dans ce sport. Devinez laquelle. Le vélo, bien évidemment…

 

 

Hervé Bombrun