Vingt-deuxième au classement général du dernier Tour d’Espagne, Christophe Le Mevel (Cofidis) est l’un des nombreux coureurs professsionnels qui se retrouve- encore- sans contrat pour l’année prochaine. « J’ai encore deux équipes qui semblent intéressées mais pour le moment rien n’est abouti », confie le coureur Breton à ffc.fr, « mais je sais que plus on avance dans le temps, moins c’est bon », lâche-t-il laconique.« J’aurais bien aimé faire encore deux-trois saisons chez les pros, résume-t-il encore, mais si rien ne débouche sur du concret d’ici peu de temps, alors, oui, je me stopperai ma carrière. J’ai fait quatorze chez les pros, si je compte le GS3 du Crédit-Agricole ». Une carrière rythmée par les soucis, comme cettte grosse chute sur les 4 Jours de Dunkerque 2002, avec cette rupture du nerf sciatique, puis des moments plus heureux avec cette place de 3ème au Tour de l’Avenir 2004, suivie d’une victoire d’étape au Giro 2005, qui marquait son envolée, laquelle a été concrétisée par cette belle place de dixième au classement général du Tour de France en 2009, vainqueur du Tour du Haut-var 2010, ou encore plus près de nous cette 9ème place obtenue à la Flèche Wallonne 2011, puis ce podium manqué d’un rien, 4ème à la Clasica San Sebastien 2012.« La saison qui a suivi, 2013 a été difficile, résume-t-il, je suis passé au travers, mais cette année je me senti mieux, au fil des mois j’ai retrouvé des sensations, j’ai effectué une bonne fin de saison avec cette 22ème place à la Vuelta, mais en fin d’année c’est difficile de rebondir. Je paie aussi mes deux années sans résultats, mais j’ai une vraie envie de continuer. J’aimerais si un contrat m’est proposé me tourner encore plus vers un rôle d’équipier pour un gros leader, c’est en tout cas comme cela que j’essaye de me vendre. Un bon équipier pour la montagne, capable d’accompagner assez haut un coureur qui joue le classement général des grandes courses. C’est ce que je faisais chez Cofidis pour Dani Navarro d’ailleurs souvent, et y compris sur le dernier Tour d’Espagne. Il voulait me garder lui, mais l’équipe a fait d’autres choix, c’est comme cela. J’accepte leur choix. Mais je sais que je peux rendre des services à une formation, travailler pour d’autres coureurs. Je l’ai prouvé déjà au cours de ma carrière, et aussi au Crédit Agricole en bossant pour Thor Hushovd. J’ai un profil puncheur-grimpeur qui peut-être intéressant pour un groupe. Maintenant si je dois arrêter, ce sera comme ça, j’ai déjà des idées en tête pour ma reconversion, mais bon je préférerais continuer deux ans, même si cela commence à être un peu compliqué, je pense… »

Hervé Bombrun