nacer-bouhanni_1Nacer pouvez-vous nous raconter votre course, le coup de bordure dans le désert ?

 

Je suis un des derniers à « péter » de la première bordure, j’étais avec Greipel. Je fais un gros sprint pour essayer de la réintégrer et quand je suis arrivé au cul (sic !) du groupe de vingt-cinq, j’ai explosé. Celle-ci en effet était fermée, je n’ai jamais pu rentrer dedans. J’ai explosé et je n’ai jamais pu réintégrer la 1ère bordure.

 

On imagine que c’est pour vous une grosse déception.

 

Oui en effet, après dans notre groupe je savais que cela n’allait pas le faire. Il n’y avait que les allemands qui roulaient, il aurait fallu que l’on soit plus de nations à rouler. On est resté longtemps à une minute, je pensais alors que l’on allait renter, mais quand j’ai vu l’écart monté, j’ai compris que c’était plié. Il fallait être dans la 1ère bordure, il fallait faire l’effort là. On a un coureur devant, un autre dans la 2e. On n’est pas assez représenté, on aurait dû être plus nombreux dans la 2e. Si on loupe la 1ère, il faut-être deux ou trois au moins dans la 2e. Là c’était voué à l’échec.

 

C’est pour vous une grosse occasion de manquée ?

 

Après… cela arrive au sprint devant, alors ouais. Cela s’est joué à rien, comme je dis je fais un gros sprint pour réintégrer la 1ère bordure, et si je suis rentre je peux alors être dans le groupe de devant. Mais comme je l’ai sur l’effort du gros sprint produit, j’ai explosé. Ce gros effort m’a coûté. Greipel a explosé lui aussi. Il fallait être devant pour jouer la gagne. A cet endroit là, on savait que c’était quasiment comme une arrivée. Il fallait emmener comme si cela avait été un sprint afin de se placer au mieux à cet endroit là. On ne va pas refaire la course, c’est comme cela.

 

Hervé Bombrun

 

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