L’Équipe de France Espoirs hommes a joué avec «ses » propres cartes sur ce mondial 2016, disputé sur l’île artificielle de « the pearl », à Doha.

 

benoit-cosnefroy1_1Le parcours tout plat favorisait les sprinters, et Hugo Hoffstetter avait ses chances. Le coureur de Cofidis a réalisé une belle première saison chez les pros, mais voilà le dispositif terminal tricolore a été mis à mal par la chute de Corentin Ermenault à quelques centaines de mètres de la ligne. Le solide Picard a tapé fort, et a mis quelques instants pour retrouver ses esprits, brûlé sur une bonne partie du corps il ne souffrirait pas de blessures plus « graves ».

 

Hugo Hofstetter, 19e, a en plus pris une vague dans le final, pour ne rien arranger. « C’est un sprint de fou, les gars ont joué un peu avec leur vie, soit cela tombait, soit cela passait, et il y en certains qui visiblement préféraient mourir ! J’ai débranché le cerveau, mais c’était très « sale », ce n’était pas un sprint propre, respectueux ». Le jeune alsacien précise. « Je pense qu’à un moment donné j’avais une belle opportunité qui s’est ouverte devant moi, mais un Australien a lancé le sprint et il s’écarte en plein effort ! Et comme sur sa droite, il n’y avait pas de place, j’ai été contraint de le doubler en faisant tout le tour à gauche. Je perds dix mètres en faisant cette manœuvre, je suis en plus parti de loin quand je lance mon sprint. C’était compliqué ». Compliqué, mais les Français ont néanmoins tenté de casser la stratégie de nombreuses équipes qui avaient misé sur un sprint massif. Corentin Ermenault a étiré le peloton très fort à l’amorce des cinq bornes. Les tricolores voulaient de toute évidence provoquer une cassure, ils y sont parvenus, quand Corentin a mis sous coup de vis cela a « cassé » aux alentours de la 40e place dans le paquet, mais le souci c’est que derrière aucune autre nation n’a relié aussi fort. Et le paquet s’est gentiment, mais sûrement reformé.

 

« Nous n’avions pas à travailler, nous équipe de France parce que nous n’avions au sein de notre équipe le coureur le plus rapide du peloton. Nous ne devions pas rouler, mais attendre. A six bornes de l’arrivée, au rond-point de l’île « The Pearl », nous devions lancer un coup de force dans le dernier tour. Cela devait être Rémy qui devait lancer, moi je devais être en 6e position et faire la cassure. Mais Rémy n’était pas là, j’ai essayé de le faire. On était de deux-trois de font, et cela n’a pas cassé. J’ai ralenti quand même un peu. C’est Jérémy qui a lancé, je me suis écarté. Il nous a manqué un coureur, et après ils ne se sont retrouvés qu’à trois Corentin, Benoît et Hugo… » Et Corentin a eu la malchance de goûter au bitume Qatarien à environ 500 mètres de la ligne !

 

Hervé Bombrun

 

 

RÉSULTATS COMPLETS