Pierre Yves Chatelon

Pierre-Yves Chatelon a enrichi son palmarès d’entraîneur d’un nouveau titre de Champion du Monde !

 

Il en compte désormais cinq sur la route qui se décomposent de la sorte : Johan Le Bon, Olivier Le Gac, Pierre-Henri  Lecuisinier, en juniors hommes, Kévin Ledanois et Benoit Cosnefroy cet après-midi chez les juniors ! Voilà pour le chapitre route, en cyclo-cross, c’est deux pour Arnaud Jouffroy juniors et Espoirs, Clément Venturini en juniors, Pauline Ferrand-Prevot en élite femmes !

 

Sacrée vitrine à trophée, Pierre-Yves Chatelon qui a rempli les armoires d’or de la FFC ces dernières années. « Ce 9e titre de Champion du Monde, sourit PYC, a toujours la même saveur, surtout avec ce groupe qui vit bien ensemble. On a connu un super stage de préparation, avec une grande complicité entre les coureurs ».

 

L’expérience du coach a également joué. Son savoir a parlé, une fois de plus. « Avec l’expérience, on sait en plus maîtriser le schéma de la course que nos adversaires. Les gars savaient qu’ils n’avaient qu’une cartouche à mettre, et que le money-time c’était le final de l’épreuve ». Et ça l’a fait, « avec cette saveur du travail accompli ».

 

La recette Chatelon existe-t-elle ?

« C’est de bien vivre ensemble, avec des copains qui s’entendent bien, et c’est le discours aussi distillé. « On n’est pas là pour une médaille, mais il n’y a que la gagne qui compte. Benoît y a repensé dans le final, je lui avais dit après le Championnat d’Europe, « la médaille ici c’est bien, mais aux Championnats du Monde il n’y a que l’or qui compte ! » C’est sans pression en plus, car je sais que le groupe est au top au niveau du matériel, physiquement avec la récupération au niveau du matériel, vous avez à disposition un staff super. Tout est parfait autour de vous. On ne court pas donc dans ces conditions pour un accessit, on court pour aller chercher le maillot. Si cela marche tant mieux, et si cela ne marche pas on n’a rien à se reprocher car on aura couru pour cela. C’est peut-être cela ma méthode, et après les coureurs ont une réelle envie de bien faire. » La preuve par neuf à date…

 

 

Hervé Bombrun