Cyril Gautier - Julian Alaphilippe

Cyril Gautier – Julian Alaphilippe

Route – Championnats du Monde – Bergen – Course en ligne – Élite hommes – Cyrille Guimard : «Le seul point négatif, on ne gagne pas, sinon tout a été positif… »

 

Le néo-sélectionneur de l’équipe de France a flirté avec la victoire en Norvège. Julian Alaphilippe rattrapé à un kilomètre et demi de l’arrivée se classe 10e. Tony Gallopin est 13e.

 

France Cyclisme : Quel sentiment prime, Cyrille ?

 

Cyrille Guimard : « Quand on gagne c’est parfait, lorsqu’on se fait rejoindre à un kilomètre cinq de l’arrivée c’est la déception collective qui prime. Mais à un kilomètre cinq il n’aurait pas fallu que l’Italien Gianni Moscon puisse revenir, mais cela fait partie de la course. »

 

FC : Il ne peut pas y avoir que la déception qui ressort ?

 

CG : « Non. Ce qui est encourageant c’est que l’équipe de France a pesé sur la course. On loupe le coup de huit, mais c’est suite à un petit souci puisque Olivier Le Gac était dans ce coup-là, et qu’il a malheureusement la roue dans la descente. Warren a dû ressortir, mais à ce moment-là c’était mission impossible. Il a donc fallu que nous roulions et cela nous a fait changer un peu de stratégie. Chacun s’est vraiment battu, et dans le final nous étions encore à dix kilomètres de l’arrivée encore six français devant. Julian a tenté sa chance, après que Tony ait initié la première grosse offensive de fin de course. Il nous a manqué qu’un kilomètre et demi, et bien évidemment, nous ne retiendrons pas que cela, mais surtout tout le reste. Je pense que Julian avait les jambes pour gagner, mais aujourd’hui les courses se jouent dans les dix dernières minutes à un cheveu ».

 

FC : On sent que comme l’an passé aux Europe, à Plumelec, le groupe France continue à se construire, à aller de l’avant…

 

CG : Oui, on continue toujours à construire. On doit toujours essayer de s’améliorer, de faire en sorte que le collectif devienne de plus en plus fort sur le plan physique, comme sur le plan mental, sur le plan de la sensibilité, de la lecture de la course. On est sur la bonne voie, on n’était pas très loin à un kilomètre et demi avec un français devant, Julian Alaphilippe. C’est encourageant. On n’avait plus beaucoup d’information sur le final (NDLR : le faisceau de la télévision a été perdu à un quatre kilomètres de l’arrivée). Moscon le reprend à deux bornes, et quand il a été rejoint par l’Italien, il est clair que les carottes étaient cuites compte tenu du fait que Julian était plus fort que lui au sprint, et qu’il avait des équipiers dans le groupe de chasse derrière. Je le répète le seul point négatif c’est que l’on n’a pas gagné, tout le reste est positif. On a tous répondu présent, on est tous venu pour ça ».

 

FC : Julian t’a impressionné sur le final ?

 

CG : « Oui, mais on sait qu’il est capable de le faire. Il l’a fait. On a tenté, et on a tout fait pour que cela puisse réussir. Si Moscon ne rentre pas, à ce moment-là, Julian va seul à l’arrivée. »

 

FC : La victoire de Sagan ?

 

CG : « A la fin, c’est toujours Sagan qui gagne… »

 

 

Hervé Bombrun

 

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