PY-CHATELON-CORENTIN-ERMENAULT

PY-CHATELON-CORENTIN-ERMENAULT

Pierre-Yves Chatelon est un entraîneur comblé !

 

Le responsable des Espoirs à la Fédération Française de Cyclisme, et son coureur Corentin Ermenault, ont en effet apporté à la France sa quatrième médaille dans cette discipline après Jérôme Coppel (2) et Yoann Paillot. « Cette médaille de bronze fait plaisir car cela n’est pas si souvent que la France ramène une médaille du Championnat du Monde Espoirs du contre-la-montre, dit-il. Corentin a travaillé. J’avais dit à son sujet à l’issue des Championnats d’Europe que la classe pure c’était bien, mais que cela ne suffirait pas pour les Championnats du Monde. C’est bien parce que ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Corentin a bossé. Il a fait un gros stage de huit jours, avec du scooter matin et après-midi. Le travail a payé, quelque part c’est plus gratifiant que si cela avait été Rémi (NDLR : Cavagna) que j’ai laissé faire son parcours d’approche avec son équipe ProTour afin de ne pas le perturber dans sa routine ».

 

Une médaille bienvenue pour Pierre-Yves Chatelon, « car elle enlève de la pression, et puis c’est comme à la bonne vieille époque quand moi j’avais les juniors et Bernard Bourreau les Espoirs, cela instaure un petit challenge sympathique entre ces deux groupes équipes de France. Si les juniors de Julien Thollet peuvent rebondir dès demain, c’est bien aussi. »

 

Le chrono passé, et bien passé pour Pierre-Yves Chatelon, celui-ci se projette maintenant vers la course en ligne. « On a vraiment effectué un très bon stage en Franche-Comté avant le Tour du Doubs, dit-il, tant sur le plan physique que de la cohésion. Les gars seront solidaires les uns envers les autres vendredi sur la course en ligne. Et Benoit qui gagne Isbergues ce n’est pas rien, cela n’a pas échappé aux journalistes que l’an passé le vainqueur de cette épreuve était le futur Champion du Monde Espoirs, mais cela ne relève que l’anecdote. C’est bien. Mais on verra ce qu’il en est réellement après la course ».

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon