Juliette Labous

Juliette Labous

3e l’an passé des Championnats du Monde juniors filles à Doha, Juliette Labous, qui a remplacé Séverine Éraud sur ce mondial du contre-la-montre, signe une prometteuse 15e place. Interview avec la Franc-Comtois en contrat avec son équipe jusqu’à fin 2020.

 

France Cyclisme : Tu as réalisé un beau chrono ?

 

Juliette Labous : « Je voulais faire un top 15 à la base, et j’y suis parvenu. J’ai bien géré mon effort, sur le plat c’était dur car comme je le dis à chaque fois sur le plat je manque encore de force. Je pense que ce déficit sera comblé au fil des années. Je n’ai pas eu une préparation au top, mais j’ai toujours dit aussi que si la forme était présente cela irait. J’étais bien au niveau de mes sensations. On a fait de bonnes reconnaissances, et je n’ai pas de regrets à ce propos. Le seul que je peux nourrir c’est de ne pas être passée assez vite au bas de la descente, dans le virage avant la bosse. Cela ralentit et dans la bosse aussi. Je n’aurais pas gagné quinze places, mais juste les quelques petits centimes de différences sur les filles juste devant moi, peut-être. Je suis satisfaite, et je me suis fait plaisir sur mes premiers Championnats du Monde élite du contre-la-montre.

 

FC : Justement qu’est-ce qui change entre Élite et juniors ?

 

JL : Pas grand-chose, c’est juste un peu l’appréhension. Là, c’était la découverte, je voulais tout donner et mesurer le résultat obtenu après.

 

FC : Qu’est-ce que t’a apporté ta première saison passée au sein du Team Sunweb ?

 

JL : Beaucoup de choses. J’ai pris beaucoup d’expérience, mon mental a aussi progressé. J’ai découvert une nouvelle culture. Je pense avoir également passé un cap physiquement par rapport à mes années juniors. J’ai pris de la force, je me suis un peu plus développée. J’ai appris aussi au niveau tactique, Sunweb c’est aussi une équipe structurée. C’est l’une des meilleures équipes en termes de professionnalisme chez les filles. On l’a vu avec les chronos par équipes gagnées ici, tant chez les hommes que chez les femmes. Ils font tout au détail prêt. Ils sont toujours dans la recherche du meilleur pour leurs athlètes. C’est quelque chose qui fait progresser quand on veut aller toujours plus haut et que son équipe est dans la même démarche, la même philosophie ».

 

Hervé Bombrun

crédit photo FFC – Patrick Pichon