Championnats du Monde – Bergen – Contre-la-montre – Élite femmes – Audrey Cordon-Ragot

Championnats du Monde – Bergen – Contre-la-montre – Élite femmes – Audrey Cordon-Ragot

Audrey Cordon se sent maudite, car la pluie est venue faire son apparition sur le parcours des championnats du Monde du contre-la-montre à Bergen.

 

Les routes mouillées c’est tout ce que la Bretonne du Team Wiggle-High5 a en horreur depuis sa chute dans de telles conditions l’an passé !

 

Elle en convient, même si elle s’applique la méthode coué, comme elle l’a expliqué au site spécialiste Direct Vélo, en s’astreignant à aller rouler sur des routes humides à l’entraînement.

 

« La pluie c’est une barrière psychologique pour moi, et encore, poursuit Audrey, je n’en suis pas à être comme aux Jeux de Rio, l’an passé, complètement arrêtée, tétanisée, et pleurer. Mais c’est pénible d’avoir ce frein qui m’empêche de m’engager sur les parties techniques qui fait que j’ai peur de m’engager de crainte d’aller au tas (sic !). Je n’ai pas perdu énormément de temps, mais quand on mesure que la 12e place est seulement à deux secondes, c’est juste rageant ». Mis à part ce souci météo, Audrey a apprécié sa prestation Norvégienne. « C’est ma meilleure place sur un chrono à l’échelon international, sur un Championnat du Monde. J’avais terminé cinquième des Championnats d’Europe l’an passé à Plumelec. Je me classe 13e des Europe à Herning cette année ce qui me fait dire que la performance que j’ai signée là-bas n’était pas si mauvaise que cela au fond. Et pouvoir réitérer une 13e place sur ce mondiale avec encore plus de concurrence au départ, c’est vraiment, surtout que le parcours ici à Bergen me correspondait mieux. Je suis contente, et cela confirme mes sensations ces derniers temps. »

 

Radieuse, de progresser ainsi, Audrey ajoutait, « oui, cela progresse et il va falloir que cela continuer ainsi car je vais avoir bientôt trente ans, et j’ai envie de passer la vitesse au-dessus et attaquer le top 10. Je sais que je suis sur la bonne voie. Je sais également que je dois effectuer des petits réglages techniques afin d’y parvenir. J’ai un vélo qui date un peu, ma roue arrière touche. Je pense que je perds aussi quelques secondes avec tout ça, mais c’est aussi le cyclisme féminin. Voilà où nous en sommes nous n’avons même pas un vélo neuf tous les ans. La recherche de la performance n’est pas au top non plus de ce point de vue-là. Il y a des choses à régler, encore, et en y parvenant, je pense qu’il y aura moyen d’aller chercher le top 10 en 2018 ».

 

 

Hervé Bombrun

crédit photo FFC – Patrick Pichobn