La veillée d’arme pour les épreuves en ligne a débuté avec la conférence de presse tenue par l’Équipe de France dans les salons de son hôtel. « Un groupe se forme, a déclaré Vincent Jacquet, Directeur Technique de la Fédération Française de Cyclisme. Il est construit sur un socle solide. On a de l’ambition dans chacune des catégories. Mais une équipe est composée de coureurs, mais aussi d’un staff et je tiens à saluer toutes les personnes qui s’investissent pour mettre nos athlètes dans leurs meilleures dispositions pour performer. » Des coureurs qui visent de belles performances, leurs entraîneurs à commencer par les dames avec le groupe dirigé par Sandrine Guirronnet. « Pauline Ferrand Prévot compte parmi les favorites de ce mondial, elle est citée comme telle, mentionnait la coach des dames à la FFC. On a une équipe en plus complémentaire, avec plusieurs cartes possibles à jouer ce qui peut nous permettre avec Aude Biannic, Audrey Cordon d’envisager divers scénarii de courses. » Même possibilité chez les Espoirs de Pierre-Yves Châtelon. « Nous ne possédons pas un groupe avec un gros leader comme les Australiens ou les Belges, mais nous disposons d’une vraie force collective. Notre équipe a les moyens de bien s’exprimer sur ce circuit de Ponferrada. » Réflexion valable pour les juniors hommes avec Rayane Bouhanni, Damien Touzé, Aurélen Paret-Peintre, Pierre Idjoudienne médaille de bronze aux Europe et les juniors dames emmenées par Soline Lamboley, Greta Richioud et Fanny Zambon. « Moi pour ma part, indiquait Bernard Bourreau, sélectionneur des pros, j’ai fait un mix entre puncheurs-grimpeurs et sprinters. C’est un parcours usant sans trop de temps de récupération. On a une bonne équipe avec des atouts de différentes sortes, mais je tiens aussi à penser à deux coureurs qui ne sont pas là, et qui auraient pu eux aussi tenir leur place au sein de cette sélection : Arthur Vichot et Thomas Voëckler, qui avait été notre capitaine de route l’an passé à Florence. Le groupe 2014 en tout respire la bonne humeur, rigole ensemble. On sent que c’est une équipe de copains, c’est important pour le collectif car quand on vit bien ensemble, on peut aussi se donner l’un pour l’autre dans les moments difficiles de la course sans arrière-pensée. » Le don de soi, axe important de la philosophie de course voulue par Bernard Bourreau.Hervé Bombrun @Lafrancecycliste