L’entraîneur national des Espoirs hommes dresse le bilan des Championnats du Monde dans le Yorkshire de son groupe.

 

France Cyclisme : Pierre-Yves, quelle analyse fais-tu de la course des Espoirs français ?

Pierre-Yves Chatelon : « Il est mitigé, Mathieu fait tout de même 9e. On n’était pas venu pour cela, mais je l’avais dit dès le départ, je me doutais fort que l’équipe de France ne comptait parmi les nations favorites sur cette édition des Championnats du Monde. Ce qui est dommage c’est notre non course collective, nous avons subi tout le temps, nous avons aucun coureur dans le groupe de treize devant. Les Américiains heureusement ont pris la barre très tôt, je suis remonté et j’ai demandé à Mathis et Théo de rouler. Ils l’ont fait, et on a grillé deux cartouches comme cela. Sur le coup de bordure que l’on avait planifié, seul Mathieu accroche le bon wagon, car les gars virent trop loin en haut de la bosse. Mais cela fait à la pédale, il n’y a pas de regrets à nourrir ».

 

FC : Quand Simon était proche de faire le jump, tu penses que s’il était parvenu à le faire, cela aurait pu changer des choses ?

PYC : « Non, car il n’était pas devant sur le premier coup, après peut-être qu’il aurait pu servir de soutien, d’appui pour Mathieu, et qu’il aurait été moins isolé. Après que Mathieu soit seul à l’avant je me suis dit que finalement cela n’était pas si mal, car ainsi, il pouvait se faire oublier des autres. Les grosses nations représentées en tête, avaient plus, elles le poids de la course à assumer. J’ai échangé avec lui, et il m’a dit qu’il avait perdu beaucoup sur la technique, le placement, les relances qu’il était en déficit de confiance après ses chutes récentes sur le Tour de l’Avenir et Isbergues. Il était en queue de groupe, alors qu’il avait de bonnes jambes comme l’atteste sa place au sprint. Il virait toujours presque les derniers de son groupe ».

 

Hervé Bombrun