Aude Biannic, 36e

« Je suis bien fatiguée, et j’ai bien mal aux jambes ! Ce n’était pas un mondial facile, on savait sur le papier que ce Championnat du Monde allait être rendu difficile avec le vent et les bosses. Le vent n’a pas tout à fait rempli son rôle sur la première partie, cela n’a pas borduré comme chez les espoirs hommes, hier. Mais heureusement au final que cela n’a pas fait, car quand Van Vleuten attaque, nous n’avions pas la fille pour y aller. Les meilleures ont été devant de toute manière, et la course s’est faite à la pédale. Il y avait cent cinquante kilomètres sans le moindre répit. On est marché sur une Van Vleuten qui marchait très fort. Elle a gagné le Giro femmes avec sept minutes d’avance sur sa dauphine, aujourd’hui elle a mené victorieusement une échappée de plus de cent kilomètres. Elle a démontré qu’elle était la plus forte, tout simplement. Que c’est la meilleure mondiale aujourd’hui ».

 

Hervé Bombrun