France Cyclisme : Comment s’est passé ta deuxième expérience sur le Championnat du Monde contre-la-montre, Benjamin ?

Benjamin Thomas : « J’ai respecté le tableau de marche que nous avions planifié avec mon entraîneur au sein de l’équipe Groupama-FDJ. Je n’ai pas de regrets à avoir, j’ai tout donné. Il n’y a pas de secrets, je vais terminer à trois ou quatre minutes de tout premiers. J’avais terminé l’an passé quasiment 4 mn 40 ». Je vais essayer de continuer à progresser année après année, on verra ce que cela donnera en termes de place, l’an passé j’avais signé un top 20, là je pense que je serais plus loin (NDLR : cette interview a été réalisée avant l’arrivée, Benjamin Thomas s’est classé 28e, de ce mondial 2019). Le niveau est très relevé ce ne sont que des champions devant ».

 

FC : Penses-tu que l’angine qui t’a contraint à abandonner la Vuelta t’a coûté quelque chose en termes d’approche de ce mondial ?

BT : « Non, parce qu’au final, je suis arrivé avec du jus. Je n’ai disputé la dernière semaine du Tour d’Espagne qui a été assez dur. Ils ont pris pas mal de pluie, il a fait froid. J’ai pu me préparer chez moi, après peut-être que terminer la Vuelta m’aurait donné un peu plus de force. Mais j’ai compensé avec de la fraîcheur, l’un dans l’autre j’arrive avec le même niveau de forme sur ce Championnat du Monde. En termes de puissance, c’est un peu au-delà de ce que j’avais planifié. Aujourd’hui je ne pouvais pas aller plus vite, je suis battu par meilleur que moi, tout simplement. »

 

FC : Tes prochaines échéances sont la piste ?

BT : « Le but sera de de se qualifier pour les Jeux de Tokyo en omnium et sur l’Américaine. Nous avons déjà marqué de gros points l’hiver dernier, mais il ne faut pas se relâcher, je vais m’aligner sur trois disciplines : poursuite par équipes, américaine et omnium. On fera un bilan après les Championnats d’Europe à Appeldoorn et les deux premières manches de Coupes du Monde à Minsk et Glasgow. On va essayer d’aller chercher des gros points, des podiums. Ce sera très dur car la concurrence est rude en face, mais Corentin Ermenault revient fort, Thomas Denis n’est plus blessé. On peut aussi compter sur Louis Pijourlet, Florian Maître, Bryan Coquard. On a un gros collectif, et va se tirer les uns et les autres vers le haut. On espère faire tomber le record de France dans les semaines à venir, et marquer des points en vue de qualification pour les Jeux. Tout est jouable ».

 

FC : Aux Jeux, tu n’es focus que sur la piste ?

BT : « Je ne serai focus que sur la piste. On le voit aujourd’hui en préparant que le chrono, je prends trois minutes. Il est inenvisageable de préparer deux disciplines à la fois aux Jeux, c’est le meilleur moyen de passer à côté de bonnes choses. La France dispose de bons rouleurs comme Rémi Cavagna, Pierre Latour. On a un bon réservoir pour les Jeux. On ne peut jouer sur les deux tableaux aux Jeux Olympiques. Impossible, en tous les cas, pour ma part ».

 

 

Hervé Bombrun