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Pierre-Yves Chatelon – Kevin Ledanois – Anthony Turgis
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

 

 Et de 7 !

 

Pierre-Yves Chatelon a remporté en Virginie, son septième maillot de champion du Monde par coureur interposé. Inutile de dire que cet entraîneur, grand supporter de l’ASSE, comme son acolyte Julien Thollet, est un entraîn…or !

 

Son palmarès : trois titres chez les juniors sur la route avec Johan Le Bon, Olivier Le Gac et Pierre-Henri Lecuisinier ! Plus trois autres en cyclo-cross, deux encore en juniors avec Arnaud Jouffroy et Clément Venturini, plus un en Espoirs avec Arnaud Jouffroy ! Pas mal, non ! La dernière ligne en date, où plutôt les deux dernières lignes, ce sont la victoire de Kévin Ledanois et le bronze d’Anthony Turgis. L’occasion de réaliser avec lui une mini-interview.

 

 

 

 

France Cyclisme : Quelle saveur a ce titre, cette médaille, Pierre-Yves, est-ce différent des autres en juniors ?

 

Pierre-Yves Chatelon : « C’est toujours nouveau car jamais obtenu avec les mêmes hommes. On a toujours des histoires particulières avec les hommes que l’on dirige en Équipe de France, car les groupes sont amenés à changer d’années en années. Mais le plaisir est toujours le même, toujours aussi intense ».

 

FC : Une récompense qui vient après trois années à diriger ce groupe ?

PYC : « Oui, mais vous savez, on travaille pour un tel résultat tout au long de la saison. J’ai pris les Espoirs en 2013 quand Bernard Bourreau a été nommé en cours de saison sélectionneur des pros. Je m’occupais alors des juniors et du groupe Espoirs. Cette année-là Franck Bonnamour n’avait pas été loin de créer l’exploit chez les juniors. Il avait été repris très près de l’arrivée. Julian Alaphilippe aussi avait fait une très belle course, offensive chez les Espoirs. Mais il avait été lui aussi repris. On tire donc forcément des enseignements de telles situations, même si vous connaissez ma philosophie du cyclisme qui est porté plus sur les courses de mouvement, l’attaque. Mais voilà, sur un championnat du Monde, désormais la règle, « c’est d’attendre le plus longtemps possible. Il faut faire preuve de sang-froid, car les gars n’ont qu’une seule cartouche à tirer. Et il convient que cela soit la bonne ». »

 

F.C : D’ailleurs l’an passé à Ponferrada, Kévin avait attaqué trop tôt, justement…

PYC : « Oui, il était parti de trop loin, et son expérience de l’an passé, cette année à servi tout le groupe, mais aussi lu au premier chef. Il voulait prendre sa revanche ici par rapport à ce championnat du Monde 2014. Il a parfaitement su corriger son erreur de l’an passé. On savait de toute manière que nous avions ici une très belle équipe, mais un championnat du Monde c’est une course d’attente. La preuve une fois encore. ».

 

Recueilli par

Hervé Bombrun