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Anthony Turgis
Crédit photo FFC Patrick Pichon

Il y a eu Jimmy qui a ouvert la voie. Il est passé pro chez Roubaix-Lille Métropole, et cette année, Anthony, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège Espoirs l’a rejoint dans ce peloton, mais pas sous le même maillot, puisqu’il porte celui de Cofidis. Une équipe a qui il a « offert » dès sa première année à ce niveau, deux victoires, une étape et le classement général des Boucles de la Mayenne ! Plus une place de 9e aux 1ers Jeux Européens de Bakou, en Azerbaïdjan ! Pas mal pour un néo-pro, mais ces bons débuts ont été rehaussé cet après-midi à l’heure de Virginie par une médaille de bronze sur le championnat du Monde Espoirs, disputé sur le circuit aux allures flahutes de « Richmond », avec pavés et pluie fine bien glissante.

 

« Avec Kévin nous sommes deux coureurs complémentaires, capables de bloquer nos adversaires. C’est juste dommage que nous courons pas sous le même maillot le restant de l’année, mais quand on se retrouve sous le maillot de l’Équipe de France, on sait que tout va fonctionner comme cela a été le cas aujourd’hui. Nous apprécions tous les deux ce type de circuit bien usant. » C’est d’ailleurs Anthony qui a provoqué une première sélection au pied de la 1ère bosse. « J’ai accéléré et vu que cela glissait, disait-il. Un Belge est même tombé, nous on a continué à rouler avec Kévin, et nous nous sommes projetés devant. Il a appuyé son offensive en haut de la bosse. » Et filé vers la victoire. « J’ai tout donné jusque dans le final, poursuivait Ledanois. Je sentais que j’avais de la force à cinq-six cent mètres de la ligne, mais à 150 mètres j’ai eu très mal aux jambes. J’ai relancé pour aller jusqu’au bout. Je n’ai jamais calculé quand j’ai attaqué, je l’ai fait dans un premier temps pour servir de point d’appui à Anthony. J’ai serré les dents dans le final tellement cela brûlait, mais je savais qu’il ne fallait que je perde du temps et j’ai tout donné, et cela m’a souri. »

 

Et puis au coup où, Anthony Turgis était derrière à veiller. Turgis, une vraie famille de cycliste du papa en passant par la maman, et bien sûr les trois frères. « On parle beaucoup de vélo à la maison, souriait Anthony, mais aussi d’autres choses de temps en temps. Mais le cyclisme est le sujet principal chez nous. » Et d’ailleurs, demain, c’est au petit frère, Tanguy d’entrer en scène sur ce mondial, dans la catégorie juniors. Une belle expérience pour ce 1ère année, qui est le petit dernier de la fratrie Turgis.

 

Hervé Bombrun