Pauline Ferrand-Prevot

Pauline Ferrand-Prevot
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

Pauline n’a pas démérité ! Mais elle est tombée sur plus forte qu’elle dans un sprint à plat… cette fois, et l’effet de surprise de Ponferrada n’a pu se reproduire !

 

La Française ne peut pas gagner à tous les coups, et c’est tout à fait normal.

 

C’est Lizzy Armistead qui a connu la réussite cette année à Richmond, alors que son équipe, la Grande-Bretagne n’a pas donné le moindre coup de pédale. Sa leader non plus si ce n’est pas dans la dernière bosses pour tenter de forcer la décision, et une fois qu’elle a vu qu’elle y brulait trop de « cartouches », elle s’est relevée pour attendre le sprint. Choix judicieux !

 

Pauline se classe elle sixième. Un résultat dont elle n’a pas à rougir.

 

« C’est ma place d’aujourd’hui, celle qui reflète mon état de forme car je suis un peu malade depuis quelques jours. C’est dur de perdre un si beau maillot, mais maintenant ce n’est pas n’importe quelle fille qui l’endosse, Lizzy était difficile à battre aujourd’hui ».

 

Difficile quand le déroulé de la course joue contre vous, en plus. « Je suis tombée à la mi-course, disait-elle. J’ai du après changer de vélo parce que mes vitesses ne passaient plus. Je me suis canalisée, j’ai gardé mon sang-froid, et heureusement j’ai pu retrouver ma place juste avant la bosse. » Mais ce changement de vélo, les efforts qui ont été nécessaires sont des détails qui comptent sur un championnat du Monde, comme ce sprint qui s’est refermée un peu sur Pauline.

 

« J’avais prévu de passer, mais à un moment, cela a freiné, ralentit devant, et il y a une petite vague ».

 

Fin du rêve de doubler ou de faire une médaille. « Maintenant je vais essayer d’aller rechercher ce maillot l’an prochain, indiquait-elle en Virginie. Lizzy n’a rien fait de la course et elle gagne. Elle a vraiment compté ses efforts. C’est une une bonne leçon pour la course hommes demain. Il ne faut pas bouger une oreille, gérer et attendre le bon moment pour attaquer. Maintenant je ne vais pas pleurer pour ma part, c’est le vélo. C’est le sport. Je prends tout de même la 6e place, ce n’est pas comme si je terminais 40e. Il me reste le test-event à Rio pour prendre nos repères ».

 

Hervé Bombrun