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Julien Thollet et Alexys Brunet
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

Julien Thollet possède cette approche rassurante qui permet aux juniors de l’Équipe de France de dédramatiser toutes sortes d’événements qu’ils peuvent rencontrer, y compris sur les plus grands rendez-vous de l’année, et notamment les championnats du Monde.

 

Deux moments forts qui se sont passés à Richmond, lors du mondial chrono, en attestent. Le départ de Alexys Brunel déjà ! Un prolongateur de guidon très long de quelques millimètres, qui pourtant était passé aux Europe, mais n’a pas eu l’agrément des arbitres ici, a du être remis aux normes en un temps record par les mécaniciens de l’équipe de France, aidés par la société de dépannage neutre sur place.

 

« Julien m’a dit que ce n’était rien, qu’il ne fallait pas que je m’affole, que je reste concentré sur ma course, racontait Alexys Brunel à France Cyclisme. J’étais un peu inquiet, mais ses mots m’ont tranquillisés. Après, en plus, avec cette nouvelle position j’étais plus stable sur mon vélo. »

 

Deuxième coup de stress qui aurait pu virer au coup de chaud, quand Léo Appelt le double. Julien Thollet entre de nouveau en scène. « Il m’a dit de rester dans ma course, de ne pas m’affoler là encore, que ce coureur qui me doublait c’était sans doute le futur champion du Monde ! » Bien vu. « Je pense que j’ai trop géré mon départ, je ne suis pas parti vite. Mais bon. Ce que je retiens c’est que c’était mon tout premier chrono de trente kilomètres », poursuivait le Nordiste qui a débuté le cyclisme il y a seulement un an, « et  sur la fin je ne me suis pas écrasé. C’est une très belle expérience, en plus, ce chrono est passé super vite. » Avec au final, pour ce junior première année plein d’avenir, un top 10 mondial ! Belle entrée en matière.

 

 

Hervé Bombrun