La dernière étape du Tour des Alpes, épreuve dont le classement général a été remporté par Thibaut Pinot (Groupama-FDJ), empruntant pour partie le parcours des Championnats du Monde sur route 2018 à Innsbruck (22 au 30 septembre), Cyrille Guimard, sélectionneur national route pour les Championnats du Monde et les Jeux Olympiques, en a profité pour se rendre compte in situ, avec Emmanuel Brunet, manager de la filière route au sein de la DTN de la FFC, afin de se rendre compte « du chantier » qui attend les coureurs au début de l’automne.

« J’ai suivi la course avec Stéphane Goubert de l’équipe AG2R-La Mondiale, indique Cyrille Guimard, et cela m’a permis de voir à l’échelon course la nature du tracé proposé. Les coureurs ont fait une boucle de ce qui leur sera proposé lors du mondial Autrichien (ils en auront sept le jour du mondial à réaliser), et cela donne un bel aperçu ». Il en ressort pour le technicien français, ce constat. « Ce mondial sera une vraie étape de montagne, les coureurs en effet vont monter à plus de 1000 mètres d’altitude. Ils vont vraiment devoir se mettre en configuration « étape de montagne », cela ressemble pour moi toute proportion gardée à une étape en Chartreuse, avec le Granier et le Cucheron, sur le principe ».

Le dessert, si on peut l’appeler ainsi, étant cette dernière montée, ce « chemin de chèvres » que les coureurs n’emprunteront qu’une seule fois ! « Les passages oscillent entre 12 et 15%, à un moment la pente se cabre même par moment à 20 %, et pour finir au terme des 250 kilomètres, il y aura une descente technique (11%), à négocier afin de plonger vers la ligne d’arrivée à Innsbruck ». Un circuit pour grimpeurs, mais aussi fins descendeurs, donc…

Les chronos enfin offrent un contenu « classique » technique, « les routes empruntées m’ont fait penser à celles de Bretagne, car ce n’est pas plat du tout. Il s’agît d’un enchaînement de petites montées, descentes, faux-plats, avec des passages dans de nombreux villages, avec de nombreuses ruptures de rythme. Il conviendra donc de se montrer intelligent dans la gestion de l’effort ».

 

Hervé Bombrun