Thomas Denis (Pays-de-la-Loire), 2e

« J’étais forcément déçu sur le coup, je me suis pris au jeu durant la course au fur-et-à-mesure, et je finis très proche à 94 centièmes. Je me refais le film de la course dans la tête. Mais avec un peu de recul depuis le podium protocolaire et la fin de la course, je suis content. Je sais d’où je reviens, j’ai eu envie d’arrêter ma carrière. Mais mon équipe, ma famille et l’envie de réaliser un rêve avec l’équipe des Jeux Olympiques, m’ont remis à flot. J’aurais eu beaucoup de regrets d’arrêter le cyclisme de compétition, en plus.  J’ai effectué une bonne préparation pour ce Championnat de France, sur la route, puis la semaine passée avec les Championnats de France sur piste disputés sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines. Ma fin de saison sera consacrée à la piste, avec l’envie d’aller chercher la sélection Olympique en poursuite par équipes. Apeldoorn et les Championnats d’Europe Élite hommes seront un rendez-vous primordial. Mais ça devrait le faire, nous sommes tous en forme ».

Thomas Delphis (Auvergne Rhône-Alpes), 3e

« Je suis content car aujourd’hui j’ai été battu par deux coureurs très forts, qui évoluent à très haut-niveau que ce soit chez les pros avec Thibaut dont j’ai vu les résultats ces dernières semaines sur les routes du Tour du Portugal avec Arkéa-Samsic, ou Thomas Denis que j’ai vu à la télévision à l’occasion des derniers Championnats de France sur piste. J’ambitionnais pour ma part un podium lors de ces Championnats de France Espoirs du contre-la-montre Espoirs hommes. Je voulais montrer ce dont j’étais capable sur la route, montrer ce que je peux faire sur les épreuves contre-la-montre qui est mon registre. J’ai de belles qualités de rouleur même si je passe bien de partout, habitant en Haute-Savoie, zone géographique montagneuse. Je grimpe bien sans être un pur grimpeur, toutefois. Je dois prouver que je suis présent, que je suis fort en contre-la-montre. J’ai appris en rejoignant les rangs de Chambéry techniquement, tactiquement mais aussi sur un plan humain en qualité d’homme, et sur le vélo. J’aime vraiment l’effort du chrono et me faire mal ».

 

 

Hervé Bombrun