La sociétaire de Bourgogne Franche-Comté a remporté le premier titre dédié aux espoirs femmes sur les Championnats de France de l’Avenir. Verhulst et Jounier complètent le podium.

 

Attaquante de la première heure, Evita Muzic qui a fait craquer en deux groupes l’échappée royale de huit concurrentes qui s’est dégagée à la pédale lors de ce premier Championnat de France Espoirs femmes, a ensuite joué avec les nerfs de ces compagnonnes d’échappées, Gladys Verhulst (Normandie) et Lucie Jounier (Bretagne), en ne prenant plus de relais en tête de course. Elle ne roulait pas sachant la présence dans un groupe de contre-attaque, derrière elle, de Jade Wiel, championne de France élite, et ultra favorite avec l’arrivée en bosse de ces Championnats de France de l’avenir à Beauvais. « Je sais que les filles peuvent m’en vouloir, mais c’est la course d’équipe qui veut cela, je ne pouvais faire autrement avec Jade derrière en contre. Je n’avais pas à rouler. Un Championnat de France c’est stratégique, disait-elle, je le sais depuis le temps que j’en dispute. A Saint Amand-Montrond, j’avais gagné en juniors, mais le circuit était hyper sélectif. Ici, il l’est un peu moins, c’est pour cela que l’on a tenu à durcir la course avec mes coéquipières de Bourgogne Franche-Comté très vite ». Ce titre a une double saveur car il récompense le comité d’Évita, mais également son équipe de la FDJ-Nouvelle Aquitaine- Futuroscope. « C’est bien de le remporter pour l’équipe, cela fait le deuxième cette année avec celui gagnée par Jade à la Haye-Fouassière, maintenant il ne reste plus que Maëlle Grossetête gagne le chrono individuel en espoirs femmes, et cela sera bingo pour nous ». Le bingo Gladys Verhulst en a rêvé, elle aussi, et sa déception sur la ligne d’arrivée a été à la hauteur de sa déconvenue. Les larmes n’ont pu être retenues.  « Je suis déçue, j’avais la capacité de gagner ce Championnat de France, je le perds, c’est le jeu aussi. J’ai pris mes responsabilités, disait-elle en regardant le plafond de la salle de presse, après avoir essuyé de grosses larmes sur son visage quelques minutes auparavant. Je suis contente en tout cas d’avoir été devant avec Lucie Jounier, on se soutenait moralement. « Cela fait deux ans de suite que je fais deuxième des Championnats de France, c’est frustrant, décevant. Je ne voulais pas laisser le maillot, donc je roulais devant, mais c’était un peu bizarre. »

 

 

Hervé Bombrun